Publié le 24 octobre 2025 16:52:00. Une approche agroécologique combinant la menthe poivrée et une fertilisation azotée ciblée pourrait réduire significativement l’infestation de pucerons dans les vergers de pêchers, tout en améliorant la croissance des arbres et la qualité des fruits, selon une étude récente.
- Une combinaison de fertilisation azotée et de culture de menthe poivrée (Mentha × piperita) réduit l’incidence des pucerons verts du pêcher (Myzus persicae).
- La menthe poivrée émet des composés organiques volatils (COV) spécifiques, dont la menthone, l’acétate de menthyle et l’eucalyptol, qui semblent influencer le comportement des pucerons.
- L’étude démontre que l’augmentation du niveau d’azote favorise à la fois l’émission de COV par la menthe poivrée et la croissance des pêchers.
Des chercheurs ont exploré une stratégie alternative à l’utilisation intensive de pesticides dans les vergers de pêchers. Leur travail se concentre sur l’agroécologie, une approche qui vise à modifier le comportement des ravageurs grâce à des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Parmi ces pratiques, l’utilisation de plantes compagnes et la gestion précise de la fertilisation azotée se sont avérées prometteuses.
L’étude, menée sur un verger de pêchers, a examiné l’impact de la combinaison d’une fertilisation azotée et de la présence de menthe poivrée comme plante compagne sur l’infestation par Myzus persicae, un puceron particulièrement nuisible pour les pêchers. Les plantes compagnes, en émettant des composés organiques volatils (COV), peuvent perturber les pucerons et les dissuader de s’installer sur les arbres fruitiers. La fertilisation azotée, quant à elle, influence la composition et le développement des plantes, ce qui peut affecter leur attractivité pour les pucerons.
Les résultats de l’expérience factorielle ont révélé que l’augmentation du niveau d’azote non seulement stimulait l’émission de COV par la menthe poivrée, mais réduisait également l’incidence de l’infestation par les pucerons. De plus, une meilleure croissance des pêchers a été observée dans ces conditions. L’étude a permis d’identifier des composés volatils spécifiques émis par la menthe poivrée à proximité des pêchers, notamment la menthone, l’acétate de menthyle et l’eucalyptol. L’apparence visuelle des fruits à la récolte s’est également légèrement améliorée grâce à la présence de la menthe poivrée.
Il est important de noter que la qualité des fruits, en termes de teneur en sucre et de rendement global, est restée conforme aux normes commerciales. Malgré une potentielle compétition pour les ressources entre la menthe poivrée et les pêchers, la taille des fruits n’a pas été significativement réduite. Les chercheurs soulignent toutefois la nécessité de poursuivre les recherches pour mieux comprendre les mécanismes précis qui régissent l’émission de COV et leurs effets sur les pucerons, en particulier à différentes échelles de temps.
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