Home SantéPlateformes numériques recommandées pour aider les personnes à gérer leur asthme

Plateformes numériques recommandées pour aider les personnes à gérer leur asthme

by Sophie Martin

Publié le 7 janvier 2026. Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) recommande l’utilisation de huit applications et outils numériques pour aider les patients asthmatiques à mieux gérer leur maladie, tout en évaluant leur efficacité sur le long terme. Ces technologies pourraient également améliorer le diagnostic de l’asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) grâce à l’intelligence artificielle.

  • Huit plateformes numériques sont approuvées pour une période d’évaluation de trois ans dans le cadre du Service national de santé (NHS).
  • Des outils basés sur l’IA pourraient faciliter et accélérer le diagnostic de l’asthme et de la BPCO, notamment en décentralisant les tests de spirométrie.
  • L’objectif est de réduire les inégalités en matière de santé, en particulier pour les populations défavorisées, plus touchées par l’asthme.

Le NICE ouvre la voie à une nouvelle approche de la gestion de l’asthme, une maladie qui affecte environ 5,4 millions de personnes au Royaume-Uni – soit une personne sur douze chez les adultes et une sur onze chez les enfants. Mal contrôlée, l’asthme peut entraîner des hospitalisations d’urgence et, dans les cas les plus graves, des décès évitables. Les nouvelles recommandations visent à donner aux patients les moyens de mieux contrôler leur état grâce à des outils numériques personnalisés.

Ces plateformes, telles qu’Asthmahub, AsthmaTuner et myAsthma, offrent aux patients des plans d’action personnalisés contre l’asthme, des outils de suivi des symptômes et des médicaments, des rappels pour l’utilisation des inhalateurs et un accès à des ressources éducatives, notamment des vidéos expliquant la bonne technique d’inhalation. Elles ne se substituent pas aux consultations médicales régulières, mais viennent les compléter en permettant aux patients de mieux gérer leur maladie au quotidien, en ayant toujours à portée de main leur plan d’action plutôt que de dépendre de versions papier facilement égarées.

Certaines de ces technologies permettent même le partage d’informations avec les médecins généralistes ou les infirmières, optimisant ainsi les rendez-vous et améliorant la prise en charge. Des versions spécifiques sont disponibles pour différents groupes d’âge, y compris les enfants et les jeunes, ainsi que pour leurs parents et leurs aidants.

« Notre comité indépendant a rigoureusement évalué les preuves concernant ces technologies numériques et a conclu qu’elles s’avèrent réellement prometteuses pour aider les gens à mieux gérer leur asthme. »

Dr. Chalkidou, NICE

Le Dr Chalkidou souligne également l’importance de réduire les inégalités en matière de santé : « Nous savons que les personnes vivant dans des zones défavorisées sont trois fois plus susceptibles de souffrir d’asthme et de connaître de pires résultats. Ces technologies pourraient contribuer à résoudre ce problème en offrant un soutien personnalisé dans un format qui convient à davantage de personnes. »

Parallèlement, le NICE évalue également des technologies numériques pour améliorer le diagnostic de l’asthme et de la BPCO grâce à la spirométrie, un test respiratoire mesurant la fonction pulmonaire. Une technologie, ArtiQ.Spiro, est recommandée pour une période d’évaluation dans les cabinets de médecins généralistes et les centres de diagnostic communautaires. Ces outils utilisent l’intelligence artificielle pour vérifier la qualité des tests, interpréter les résultats et guider le diagnostic, potentiellement en permettant à un personnel moins spécialisé d’effectuer ces tests et en réduisant les délais d’attente. Actuellement, environ 200 à 250 patients sur 500 000 attendent une évaluation.

Quatre autres technologies (EasyOne Connect, GoSpiro, LungHealth et MIR Spiro) nécessitent des recherches supplémentaires avant de pouvoir être recommandées par le NICE. Un diagnostic précoce de l’asthme et de la BPCO est crucial pour permettre un traitement rapide et améliorer la qualité de vie des patients.

Les projets de lignes directrices sont ouverts à la consultation jusqu’au 21 janvier 2026. Le NICE encourage les professionnels de la santé, les patients et le grand public à faire part de leurs commentaires avant la publication des recommandations finales.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.