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Plus de la moitié des Allemands sont concernés

by Sophie Martin

Publié le 30 octobre 2025 15:19:00. À l’approche de l’hiver, les niveaux de vitamine D chutent chez de nombreux Allemands, avec des conséquences potentielles sur la santé. Une étude récente révèle une augmentation de la carence depuis la pandémie de Covid-19.

  • Plus de 35 % des Allemands souffraient d’un déficit en vitamine D pendant la pandémie, contre près de 31 % avant la crise sanitaire.
  • Un taux de sérum inférieur à 20 µg/l (environ 50 nmol/l) est considéré comme un apport insuffisant en vitamine D.
  • La production de vitamine D par l’organisme est fortement réduite en hiver, en raison du manque d’exposition au soleil.

La vitamine D, souvent surnommée « vitamine du soleil », est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme. Son rôle est crucial dans le métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que dans le maintien de la santé osseuse et musculaire. Or, de plus en plus de personnes présentent des carences, une tendance exacerbée par les changements de mode de vie et les restrictions liées à la pandémie de Covid-19.

Une évaluation publiée dans la revue Communications Natural montre que la proportion d’Allemands présentant des niveaux de vitamine D trop faibles a augmenté depuis 2020. Avant la crise sanitaire, environ 31 % de la population était concernée. Pendant la pandémie, ce chiffre a grimpé à plus de 35 %. Selon la Société allemande de nutrition (DGE), plus de 60 % des Allemands ne consomment pas suffisamment de vitamine D.

Les experts de l’Institut Robert Koch (RKI) considèrent qu’un peu moins de 15 % des adultes souffrent d’une carence avérée, définie par un taux inférieur à 30 nmol/l (12 µg/l). La carence en vitamine D peut avoir des conséquences graves, notamment chez les enfants, où elle peut entraîner un rachitisme, une maladie caractérisée par un défaut de minéralisation des os.

Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation de la carence. La vitamine D est produite par la peau sous l’effet des rayons UVB du soleil. L’Office fédéral de radioprotection (BfS) explique que lorsque la lumière du soleil frappe la peau, une provitamine D3 est créée, puis transformée en vitamine D active par des processus métaboliques. Or, l’exposition au soleil est limitée en hiver, et de nombreuses personnes passent de plus en plus de temps à l’intérieur, notamment en raison du télétravail.

L’alimentation ne suffit généralement pas à couvrir les besoins. La DGE estime que la plupart des gens ne consomment que 2 à 4 microgrammes de vitamine D par jour, alors que les besoins sont d’environ 20 microgrammes.

Une carence en vitamine D peut entraîner une décalcification des os, une faiblesse musculaire, une susceptibilité accrue aux infections, des douleurs osseuses, de l’ostéomalacie et de l’ostéoporose.

Pour corriger une carence, la DGE recommande une exposition régulière au soleil, en découvrant le visage, les mains et les bras pendant environ douze minutes, deux à trois fois par semaine. Il est important de ne pas appliquer de crème solaire sur ces zones, car celle-ci bloque les rayons UVB nécessaires à la production de vitamine D. En hiver, lorsque l’exposition au soleil est insuffisante, la prise de compléments alimentaires en vitamine D peut être envisagée, en respectant les dosages recommandés pour éviter tout risque de surdosage.

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