Publié le 23 octobre 2025 13:28:00. Une chercheuse s’intéresse à la manière de rendre l’activité physique plus attrayante pour les adolescents, un enjeu de santé publique majeur alors que la majorité des jeunes ne respectent pas les recommandations minimales d’exercice.
- Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 81 % des adolescents de 11 à 17 ans ne pratiquent pas suffisamment d’activité physique.
- La recherche de Yudan Ma vise à motiver les jeunes à adopter un mode de vie sain sur le long terme, en se concentrant sur le plaisir et l’interaction sociale.
- Son étude, menée dans des établissements scolaires néerlandais, met en lumière les différences d’approche entre la Chine et les Pays-Bas en matière d’éducation physique.
Le manque d’activité physique chez les adolescents est un problème mondial préoccupant. Yudan Ma, chercheuse, consacre ses travaux à trouver des solutions pour encourager les jeunes à bouger davantage. « Dans mes recherches, j’essaie de trouver des moyens de rendre l’exercice plus amusant pour les adolescents ; c’est l’objectif à court terme. Le but ultime est de motiver les adolescents à être physiquement actifs et à maintenir un mode de vie sain tout au long de leur vie », explique-t-elle.
L’OMS alerte sur le fait que 81 % des jeunes de 11 à 17 ans ne respectent pas les directives recommandées en matière d’activité physique. Plusieurs facteurs expliquent ce constat, notamment l’attrait croissant des écrans. « De nos jours, les jeunes préfèrent souvent rester à la maison ; ils jouent à des jeux ou utilisent leur téléphone », observe Ma. Sa recherche ne vise pas à former des athlètes de haut niveau, mais plutôt à encourager une participation active et durable à l’activité physique.
Pour mener à bien son étude, Yudan Ma a choisi le gymnase comme terrain d’observation privilégié. « Nous avons choisi cela parce que l’éducation physique est l’environnement le plus accessible où tous les jeunes peuvent faire de l’exercice en toute sécurité sous la direction d’un enseignant tout en interagissant avec leurs camarades de classe », précise-t-elle. Elle souligne également l’importance de cibler l’adolescence, une période charnière où les habitudes se forment et influencent les comportements futurs. « Les recherches montrent que les niveaux d’activité au cours de ces années déterminent souvent le degré d’activité d’une personne plus tard dans la vie. »
Originaire de Chine, Yudan Ma a été surprise par les différences d’approche entre le système éducatif chinois et le système néerlandais en matière d’éducation physique. « En Chine, l’accent est beaucoup plus mis sur la performance physique et les résultats, comme par exemple qui franchit la ligne d’arrivée en premier ou réalise le meilleur temps », explique-t-elle. « Ici, il s’agit davantage de progrès individuels sur une période de temps. Il s’agit de savoir à quel point vous avez progressé depuis votre point de départ, plutôt que de rivaliser directement avec vos camarades de classe. » Elle a donc adapté sa recherche au contexte spécifique du système scolaire néerlandais, en collaborant étroitement avec les professeurs d’éducation physique pour aligner les objectifs pédagogiques et les besoins des élèves.
Au-delà de l’aspect physique, la recherche de Yudan Ma vise également à promouvoir les interactions sociales et à améliorer la motricité des adolescents. Elle espère ainsi contribuer à une meilleure santé et un bien-être accru pour les générations futures.
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