Home SantéPlus d’un demi-million de cas de chikungunya signalés dans le monde en 2025

Plus d’un demi-million de cas de chikungunya signalés dans le monde en 2025

by Sophie Martin

Publié le 30 décembre 2025 19:51:00. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence mondiale du chikungunya, une maladie transmise par les moustiques, avec plus de 500 000 cas signalés cette année, principalement en Amérique. L’agence sanitaire prévoit une aggravation de la situation en 2025, notamment dans des zones où la maladie était auparavant rare.

  • Plus de 500 000 cas de chikungunya ont été enregistrés dans le monde jusqu’au 10 décembre, dont près de 300 000 dans la région des Amériques.
  • L’OMS classe le risque d’infection comme modéré à l’échelle mondiale, anticipant des épidémies généralisées en 2025.
  • Le Brésil concentre la majorité des cas et des décès dans la région des Amériques.

Le chikungunya, une maladie virale transmise par les moustiques Aedes, est en forte progression à l’échelle mondiale. Caractérisée par une fièvre soudaine et, surtout, des douleurs articulaires intenses qui peuvent persister des mois, voire des années, elle peut entraîner une invalidité durable. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une évaluation des risques mettant en évidence une situation préoccupante.

Selon les données de l’OMS, 502 264 cas ont été recensés dans le monde en 2025, dont 208 335 confirmés et 293 929 suspects, répartis dans 41 pays et territoires. Malheureusement, 186 décès ont été attribués à la maladie. Bien que le taux de mortalité global reste faible par rapport à d’autres arbovirus, l’agence souligne que des complications graves peuvent survenir, en particulier chez les populations vulnérables : nouveau-nés, jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées et individus souffrant de pathologies préexistantes comme le diabète, l’hypertension artérielle ou des maladies cardiovasculaires.

La région des Amériques est la plus touchée, avec 291 451 cas et 141 décès. Le Brésil, en particulier, concentre 84 % des cas et 82 % des décès de cette région, avec 243 915 cas et 116 décès. L’Asie du Sud-Est compte 115 985 cas (sans décès signalés), suivie de l’Europe (56 986 cas, 43 décès), du Pacifique occidental (34 035 cas, 2 décès), de l’Afrique (2 211 cas, 0 décès) et du Moyen-Orient (1 596 cas, 0 décès).

L’OMS explique que cette résurgence est favorisée par plusieurs facteurs.

« La résurgence et l’émergence de cas dans de nouvelles zones géographiques sont facilitées par la présence de moustiques vecteurs compétents du type Aedes, une immunité limitée de la population, des conditions environnementales favorables et une mobilité humaine accrue. »

Organisation mondiale de la santé

L’agence sanitaire appelle à la vigilance et à la mise en œuvre de mesures de prévention, notamment le contrôle des populations de moustiques et la protection individuelle contre les piqûres.

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