Publié le 21 octobre 2025 16:30. La Russie a réitéré ses exigences territoriales à Washington, notamment le contrôle total du Donbass, tandis que des efforts diplomatiques se multiplient pour trouver une issue au conflit en Ukraine, malgré une résistance persistante de Moscou.
- La Russie a transmis aux États-Unis un document privé réaffirmant ses demandes concernant le Donbass.
- Washington aurait proposé à Kiev de céder des portions du Donbass en échange de territoires dans les régions de Zaporijjia et Kherson.
- Moscou refuse un plan de paix proposé par l’Ukraine et l’Union européenne, qui inclut des garanties de sécurité et l’adhésion future de l’Ukraine à l’UE.
Selon des informations rapportées par Reuters, la Russie a transmis aux États-Unis un communiqué privé exposant ses conditions pour un règlement du conflit en Ukraine. Ce document, rendu public au cours du week-end, a été confirmé par deux responsables américains et une source proche du dossier.
Ce communiqué réaffirme la position de Moscou, qui exige le contrôle de l’ensemble du bassin du Donbass. Cette exigence contredit les déclarations antérieures de Donald Trump, qui avait suggéré que les lignes de front devraient être figées à leur position actuelle.
« Le communiqué réitère la demande de la Russie de prendre le contrôle de l’ensemble du Donbass ukrainien »,
Un responsable américain
Parallèlement, des discussions ont eu lieu entre les États-Unis et l’Ukraine concernant d’éventuelles concessions territoriales. Des responsables américains auraient proposé à Volodymyr Zelensky « le plan proposé par le Kremlin pour abandonner le Donbass en échange de petites parties des régions de Zaporijjia et de Kherson ».
La Russie a également réitéré son opposition au déploiement de troupes de l’OTAN en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix. Cette position a été confirmée lors d’une réunion à huis clos entre des représentants américains et le président Zelensky le 17 octobre.
En parallèle, l’Ukraine et l’Union européenne travaillent à l’élaboration d’un plan de paix en 12 points, selon Bloomberg. Ce plan prévoit notamment un arrêt simultané des offensives sur la ligne de front, le retour des enfants enlevés, des échanges de prisonniers, des garanties de sécurité pour l’Ukraine, un soutien financier pour la reconstruction et une perspective d’adhésion rapide à l’UE, ainsi qu’un allègement progressif des sanctions contre la Russie.
Cependant, la Russie semble pour l’instant réfractaire à ce plan. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou ne s’engagerait pas à un « arrêt immédiat » des hostilités, comme l’avait suggéré Donald Trump après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky. Il a également évoqué les « causes profondes » du conflit, qu’il attribue à l’expansion de l’OTAN, à la création de menaces militaires à proximité des frontières russes et à la violation des droits des russophones en Ukraine.
Selon Moscou, l’objectif principal reste l’établissement d’un gouvernement pro-russe à Kiev et la prise de contrôle de l’Ukraine.
L’annulation de la rencontre prévue entre Vladimir Poutine et Donald Trump en Hongrie, initialement prévue après des discussions entre Sergueï Lavrov et Antony Blinken, témoigne de la complexité de la situation diplomatique. The Telegraph a rapporté l’annulation de cette rencontre.
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