Gavin Newsom, gouverneur de Californie, voit sa popularité remonter après des affrontements directs avec Donald Trump, ravivant les débats sur son avenir politique et sa gestion de l’État le plus peuplé des États-Unis. Alors que les sondages le voyaient en difficulté, une confrontation verbale avec l’ancien président semble avoir dynamisé son image auprès d’une partie de l’électorat.
En février 2025, le Public Policy Institute of California (PPIC) constatait que 52 % des adultes californiens approuvaient la performance de Newsom en tant que gouverneur, contre 46 % qui la désapprouvaient. Cependant, plus de la moitié des personnes interrogées (54 %) estimaient que l’État allait dans la mauvaise direction, tandis que seulement 40 % pensaient le contraire.
L’ascension de Newsom au sein du Parti démocrate, et les spéculations sur une possible candidature à la présidence en 2028, se sont accompagnées d’une polarisation croissante de l’opinion publique. En 2018, il avait été élu gouverneur avec 61 % des voix face au républicain John H. Cox, et réélu en 2022 avec 59 % des voix contre Brian Dahle. Mais son bilan était jusqu’à récemment sujet à controverse.
Une enquête de l’Université de Californie (UC) à Irvine a mis en évidence un changement notable après les échanges verbaux avec Donald Trump. En juin, seulement 36 % des personnes interrogées se disaient favorables à sa gestion. Après la confrontation publique, ce chiffre est monté à 56 %. Le Los Angeles Times rapportait un taux d’approbation de 46 %, un chiffre similaire à celui des désapprobations, des données qui restent stables depuis octobre 2023 selon le cabinet Berkeley IGS.
Ce taux d’approbation reste néanmoins inférieur de 15 points de pourcentage à celui obtenu par son prédécesseur, Jerry Brown, lors d’une enquête similaire menée en 2017, à mi-mandat.
La division entre les partisans et les opposants à Newsom est particulièrement marquée. 79 % des démocrates approuvent sa gestion, contre seulement 9 % des républicains et 43 % des indépendants. Cette disparité se reflète également dans la géographie de l’État : Newsom bénéficie d’un soutien de 61 % à Los Angeles, mais fait face à une plus grande désapprobation dans des régions comme la Central Valley et l’Inland Empire.
Ses politiques progressistes, notamment en matière de lutte contre le changement climatique, de protection des droits civiques et de défense des immigrés, séduisent les électeurs démocrates. L’adoption de budgets équilibrés axés sur l’éducation et la santé publique a également renforcé son soutien auprès des électeurs sensibles aux investissements sociaux, sans augmentation des impôts.
Le rejet provient principalement des secteurs conservateurs et des habitants des régions rurales ou industrielles, qui considèrent ses politiques comme déconnectées de leurs réalités. La crise du logement, le coût élevé de la vie et la gestion de la sécurité publique restent des préoccupations majeures pour de nombreux Californiens, et la gestion de ces dossiers n’a pas réussi à convaincre une partie de la population.
En 2025, lors d’un échange particulièrement vif, Donald Trump affirmait que Newsom était « très bas dans les sondages » et qu’il était « l’homme qui détruit la Californie ».
