Les États-Unis ont prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 les mesures facilitant la téléprescription de médicaments contrôlés, une disposition cruciale pour maintenir l’accès aux soins pour des millions d’Américains. Cette extension temporaire permet aux médecins de prescrire à distance des substances réglementées, sans avoir à examiner physiquement le patient au préalable.
Cette décision du Département de la Santé et des Services sociaux (HHS) et de l’Administration de lutte contre la drogue (DEA) constitue une quatrième prolongation des flexibilités mises en place pendant la pandémie de Covid-19. Environ 7 millions d’Américains ont bénéficié de prescriptions à distance de substances contrôlées en 2024 seulement, soulignant l’importance de cette mesure pour de nombreux patients.
L’administration américaine explique que cette prolongation est nécessaire pour finaliser un cadre réglementaire permanent concernant la téléprescription. La DEA travaille actuellement sur un système d'”enregistrement spécial” qui encadrera plus strictement la pratique.
Ce futur “enregistrement spécial” devrait inclure plusieurs exigences. Les praticiens devront notamment vérifier l’identité des patients grâce à une pièce d’identité officielle (État ou fédérale) lors des consultations en télémédecine. Ils devront également consulter les données du Programme de Surveillance des Médicaments sur Ordonnance (PDMP) avant de délivrer une prescription à distance. Enfin, une documentation détaillée du “but médical légitime” sera exigée pour les médicaments de l’annexe II, considérés comme présentant le risque de détournement le plus élevé.
Bien que cette extension offre une certaine marge de manœuvre, les professionnels de santé doivent rester attentifs aux lois spécifiques de chaque État. Certaines juridictions pourraient maintenir des exigences de consultation en personne, malgré l’assouplissement au niveau fédéral.
« Les flexibilités de prescription en matière de télésanté sont devenues une bouée de sauvetage pour des millions d’Américains », a déclaré Jim O’Neill, secrétaire adjoint du HHS. « Leur extension garantit la continuité des soins pendant que nous terminons le travail de mise en place de politiques permanentes et de bon sens. Cette action protège les patients, préserve l’accès et maintient des contrôles stricts contre le détournement. »
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