Publié le 15 octobre 2025 à 02h15. Une étude récente démontre que l’adoption d’un mode de vie plus sain, axé sur le contrôle du poids, l’activité physique et le sommeil, peut considérablement réduire le risque de développer un diabète de type 2 chez les jeunes adultes atteints de prédiabète.
- Près de 34 % des jeunes adultes prédiabétiques ont développé un diabète au cours d’une période de 13 ans.
- Les personnes ayant les scores les plus élevés en matière de santé cardiovasculaire (Life’s Essential 8) avaient un risque de progression vers le diabète réduit de 90 %.
- L’indice de masse corporelle (IMC) s’est avéré être le facteur le plus déterminant dans la prévention du diabète.
Les personnes atteintes de prédiabète, une condition qui précède souvent le diabète de type 2, pourraient avoir la possibilité d’inverser leur état grâce à des changements de mode de vie, selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports. Les chercheurs ont analysé les données de l’étude CARDIA (Coronary Artery Risk Development in Young Adults), qui suit depuis 1985 plus de 5 000 adultes noirs et blancs aux États-Unis.
Le prédiabète touche plus d’un adulte sur trois dans le monde et constitue un facteur de risque majeur pour le développement du diabète de type 2, une maladie associée à des complications graves telles que les maladies cardiaques et l’insuffisance rénale.
L’étude a révélé que les jeunes adultes atteints de prédiabète qui ont amélioré leurs habitudes en matière d’alimentation, d’activité physique, de sommeil, de contrôle du poids, de gestion de la tension artérielle et de cholestérol avaient une probabilité beaucoup plus élevée de retrouver des niveaux de glycémie normaux. Plus précisément, les participants ayant des scores élevés dans le cadre du modèle “Life’s Essential 8” (Le8), développé par l’American Heart Association (AHA), ont vu leur risque de développer un diabète diminuer de manière significative.
Le modèle Le8 évalue la santé cardiovasculaire à travers huit facteurs modifiables : l’alimentation, l’activité physique, l’exposition à la nicotine, la qualité du sommeil, l’indice de masse corporelle (IMC), les lipides sanguins, la tension artérielle et la glycémie. Les résultats de l’étude ont montré que l’IMC était le facteur le plus fortement associé à la prévention du diabète, avec une réduction du risque de 80 % chez les personnes ayant un IMC idéal.
L’étude a également mis en évidence des disparités liées à la race et au sexe. Les femmes et les participants noirs ont montré des améliorations plus importantes dans certains domaines, tels que le sommeil, mais ont également présenté des scores initiaux plus faibles dans d’autres domaines, comme l’activité physique et l’alimentation. Ces résultats soulignent l’importance de prendre en compte les facteurs sociaux et biologiques dans la prévention du diabète.
Les chercheurs soulignent que ces résultats confirment l’importance d’interventions précoces axées sur le mode de vie pour inverser le prédiabète et réduire le fardeau du diabète à long terme. La promotion d’une alimentation équilibrée, d’une activité physique régulière, d’un sommeil suffisant et d’un poids corporel sain pourrait contribuer à améliorer la santé cardiovasculaire et à prévenir le développement du diabète chez les jeunes adultes.
Référence de l’étude :
- Lovre, D., Zu, Y., Cheung, HY et Yoshida, Y. (2025). Life’s Essential 8 et risque de progression vers le diabète chez les jeunes adultes atteints de prédiabète. Scientific Reports 15. DOI : 10.1038/s41598-025-19472-y
