Home Technologie et sciencePourquoi l’assistant IA Grok a désactivé la création d’images pour les utilisateurs non payants

Pourquoi l’assistant IA Grok a désactivé la création d’images pour les utilisateurs non payants

by Thomas Caron

La plateforme X, anciennement Twitter, est sous pression après la découverte de la génération d’images sexuellement explicites non consenties par son intelligence artificielle, Grok. Face à l’indignation générale, l’entreprise a limité l’accès à cette fonctionnalité aux abonnés payants, une mesure jugée insuffisante par les autorités européennes et britanniques.

Le gouvernement britannique a vivement critiqué la décision de X, dénonçant une tentative de monétiser la création d’images illégales. Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a déclaré : « Transformer une fonction permettant la création d’images illégales en un service premium est une insulte aux victimes de misogynie et de violences sexuelles. »

À Bruxelles, la Commission européenne a également exprimé son mécontentement. Thomas Régnier, porte-parole de la Commission chargée du numérique, a souligné que la question ne se résume pas à un abonnement payant : « Avec ou sans abonnement payant, cela ne change rien à notre problème de fond : nous ne voulons pas voir ces images, aussi simple que cela. » Il a insisté sur la nécessité pour les plateformes de concevoir des systèmes qui empêchent la génération de tels contenus illégaux.

Jeudi, la Commission européenne a annoncé l’imposition d’une mesure conservatoire à l’encontre de X, ordonnant la conservation de tous les documents internes relatifs à Grok jusqu’à fin 2026. Cette décision fait suite à un scandale concernant la génération d’images sexuellement explicites impliquant des mineures.

Cette action intervient après qu’X a écopé d’une amende de 120 millions d’euros (environ 130 millions de dollars américains) en décembre dernier pour violation de la loi sur les services numériques (DSA). Cette législation, qui vise à réguler les plateformes en ligne, est critiquée par l’ancien président américain Donald Trump, qui accuse l’Union européenne d’attaquer les géants technologiques américains.

Mardi, le gouvernement britannique avait déjà exhorté X à trouver une solution « urgente » pour endiguer la prolifération de fausses images « scandaleuses » de femmes nues et de mineurs générées par Grok. Liz Kendall, ministre de la Technologie du gouvernement travailliste de Keir Starmer, a qualifié les images apparues en ligne ces derniers jours d’« absolument épouvantables et inacceptables dans toute société qui se respecte ».

En limitant l’accès à la génération d’images à ses abonnés payants, Grok avait justifié cette décision en expliquant que cette fonctionnalité était désormais réservée aux utilisateurs disposant d’un abonnement.

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