Publié le 24 septembre 2025. Des chercheurs de l’université Virginia Tech ont identifié une protéine clé dans le processus de réparation des vaisseaux sanguins, une découverte qui pourrait améliorer le succès à long terme des interventions cardiovasculaires courantes comme la pose de stents et les pontages.
- Chaque année, près de 600 000 procédures de pose de stents coronariens et de pontages sont réalisées aux États-Unis.
- L’étude met en lumière le rôle crucial de l’endothélium, la fine couche de cellules qui tapisse les vaisseaux sanguins, dans la guérison après ces interventions.
- L’identification de cette protéine pourrait permettre de développer des traitements médicamenteux plus efficaces et de limiter les complications liées à la réparation endothéliale.
Les interventions cardiovasculaires, telles que la pose de stents et les pontages coronariens, sont parmi les plus fréquemment pratiquées aux États-Unis. Pourtant, leur succès à long terme est souvent compromis par des complications liées à la difficulté de cicatrisation des vaisseaux sanguins. Les chercheurs s’intéressent de près à l’endothélium, une couche cellulaire d’une épaisseur d’environ 10 fois inférieure à celle d’un cheveu humain, qui joue un rôle essentiel dans la santé vasculaire et la guérison.
Scott Johnstone, professeur adjoint à l’Institut de recherche biomédicale Fralin de Virginia Tech (VTC) et son équipe, ont récemment publié une étude dans Physiologie cardiaque et circulatoire, détaillant la découverte d’une protéine essentielle au processus de réparation endothéliale. « Pour la première fois dans un système vivant et fonctionnel, nous comprenons les voies qui sont extrêmement importantes pour la cicatrisation des plaies endothéliales », explique Johnstone, qui fait également partie du Centre de recherche vasculaire et cardiaque de l’institut.
« C’est crucial lorsque nous réfléchissons aux traitements médicamenteux, pour garantir que nous n’interférons pas avec le processus normal de guérison. »
Scott Johnstone, professeur adjoint à l’Institut de recherche biomédicale Fralin de Virginia Tech
L’étude s’est concentrée sur la compréhension des mécanismes par lesquels les cellules endothéliales se régénèrent après une intervention chirurgicale. Les chercheurs ont cherché à identifier les facteurs qui favorisent une guérison optimale des vaisseaux sanguins. Des recherches antérieures de Johnstone avaient déjà mis en évidence les dommages souvent infligés à l’endothélium lors des pontages coronariens, notamment lorsque l’on utilise une veine saphène prélevée sur la jambe. Il est également bien établi que la pose de stents détruit l’endothélium, et que celui-ci a du mal à se reformer sur la surface du stent.
Selon Johnstone, une réparation défectueuse de l’endothélium est un facteur déterminant dans l’échec de certaines interventions.
« Lorsque l’endothélium est perdu, cela peut entraîner une réponse immunitaire élargie du corps, où d’autres cellules arrivent et bloquent à nouveau le vaisseau. »
Scott Johnstone, professeur adjoint à l’Institut de recherche biomédicale Fralin de Virginia Tech
Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à améliorer la cicatrisation des vaisseaux sanguins et à réduire les risques de complications post-opératoires.