Publié le 2024-10-27 10:35:00. Les incivilités à bord des avions se multiplient, des passagers impatients à décoller en premier aux « poux de la porte » qui tentent de prendre d’assaut l’appareil avant l’heure, suscitant l’agacement des autres voyageurs et poussant les compagnies aériennes à prendre des mesures.
- Un nouveau phénomène irrite les passagers : les individus qui se précipitent pour descendre de l’avion dès l’atterrissage, voire avant que le signal lumineux ne s’éteigne.
- Les compagnies aériennes tentent de lutter contre ces comportements avec des amendes et des systèmes d’alerte sonores.
- L’augmentation des frais liés aux voyages aériens pourrait être un facteur aggravant de cette compétition pour l’espace et le confort.
L’étiquette à bord des avions est de plus en plus souvent bafouée, comme en témoignent les récits d’agents de bord et les réactions indignées sur les réseaux sociaux. Au-delà des classiques disputes pour l’accoudoir ou l’inclinaison du siège, de nouvelles formes d’incivilité émergent, perturbant le déroulement des vols et l’expérience des passagers.
Les « poux des allées », comme les ont surnommés certains internautes, sont ces voyageurs qui se lèvent dès que l’avion touche le sol, voire avant, pour se positionner dans l’allée et être les premiers à descendre. Un comportement jugé impoli et qui, selon des agents de bord interrogés par Reader’s Digest, peut même ralentir le processus de débarquement pour tous. À cela s’ajoutent les « poux de la porte », ces passagers qui traînent devant les portes d’embarquement, essayant de monter à bord avant l’appel de leur groupe, souvent dans l’espoir de s’emparer des précieux compartiments à bagages.
Plus récemment, un autre type de comportement a été pointé du doigt : celui des « poux de récupération des bagages », qui se pressent autour du carrousel à bagages, bloquant le passage à ceux dont les valises sont déjà arrivées. Ces incivilités, bien que parfois anodines en apparence, contribuent à un climat de tension et d’agacement à bord.
Certains estiment que ces comportements sont le reflet d’une société de plus en plus individualiste et compétitive. D’autres pointent du doigt les politiques tarifaires des compagnies aériennes, qui facturent des suppléments pour les sièges avant, les bagages à main et l’embarquement prioritaire, créant ainsi un sentiment de frustration et encourageant les passagers à se battre pour obtenir le meilleur rapport qualité-prix.
Face à ces incivilités, des mesures commencent à être prises. L’autorité de l’aviation civile turque a récemment instauré une amende de 50 livres sterling (environ 58 €) pour les passagers qui détachent leur ceinture de sécurité avant que l’avion ne soit complètement immobilisé. De son côté, American Airlines a déployé une technologie dans plus de 100 aéroports américains qui émet deux signaux sonores forts si un passager tente d’embarquer avant l’appel de son groupe.
« Lorsque l’étiquette en avion devient une question de sécurité des passagers, les règles doivent être rigoureusement appliquées. »
Si ces mesures peuvent contribuer à améliorer l’expérience de voyage, il semble que la sensibilisation et le respect mutuel restent les meilleurs remparts contre l’incivilité à bord. Comme le soulignent les observateurs, un peu de courtoisie et de patience peut faire toute la différence pour rendre les vols plus agréables pour tous.
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