Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Préparation du programme pilote du modèle de remise 340B de HRSA et de la plateforme Beacon

À partir du 1er janvier 2026, les hôpitaux et cliniques bénéficiant du programme 340B devront adopter une nouvelle méthode pour obtenir des réductions sur les médicaments, un changement qui pourrait affecter leur trésorerie à court terme et nécessiter…

Préparation du programme pilote du modèle de remise 340B de HRSA et de la plateforme Beacon

À partir du 1er janvier 2026, les hôpitaux et cliniques bénéficiant du programme 340B devront adopter une nouvelle méthode pour obtenir des réductions sur les médicaments, un changement qui pourrait affecter leur trésorerie à court terme et nécessiter une adaptation administrative importante.

Le 30 octobre, la Health Resources and Services Administration (HRSA) a annoncé la sélection de huit fabricants de médicaments – Bristol Myers Squibb, Immunex, AstraZeneca, Pharmacocyclics, Merck Sharp Dohme, Boehringer Ingelheim, Novo Nordisk et Janssen – pour participer à un programme pilote visant à modifier le fonctionnement du système de remise 340B. Ce programme concerne dix médicaments largement utilisés : Eliquis, Enbrel, Farxiga, Imbruvica, Januvia, Jardiance, Novolog, Fiasp, Stelara et Xarelto.

Jusqu’à présent, les établissements éligibles au programme 340B acquéraient les médicaments à un tarif réduit. Le nouveau modèle de remise implique désormais l’achat initial au prix de gros (WAC – Wholesale Acquisition Cost), suivi d’une demande de remboursement via la plateforme Beacon, gérée par Second Sight Solutions. Les entités couvertes ont exprimé des inquiétudes quant au délai de réception des remises et à la complexité accrue des démarches administratives.

Le processus de demande de remise via Beacon exige une inscription préalable, la soumission de documents justificatifs (par exemple, lettres de l’IRS, preuves de constitution, formulaire W-9 mis à jour) et la validation des coordonnées bancaires pour les virements. Les hôpitaux n’auront qu’à enregistrer un seul compte, tandis que les établissements bénéficiaires (cliniques FQHC, cliniques Ryan White, etc.) devront enregistrer chaque identifiant 340B individuellement.

Après la distribution des médicaments, les prestataires devront soumettre des informations précises sur chaque distribution ou administration, notamment l’identifiant 340B, le numéro de réclamation, la date de prestation, le nom du régime de santé, le code NDC-11 et le numéro d’identification du médecin prescripteur (NPI). L’exactitude des données est cruciale, car les erreurs ou les doublons peuvent entraîner des retards ou des rejets de paiement.

Beacon assure une validation, un suivi et un rapprochement en temps réel, mais chaque étape de la soumission est soumise à un examen rigoureux de la HRSA et des fabricants. Les remises devraient être traitées dans les dix jours suivant la validation de la demande, ce qui, bien que rapide, implique un délai de trésorerie pour les prestataires.

Les prestataires devront également s’attendre à une diligence accrue en cas d’erreurs ou d’incohérences dans les réclamations. En cas de retard, une coordination avec les fabricants et le support de Beacon sera nécessaire avant de soumettre la demande à la HRSA.

Pour se préparer à ce nouveau modèle, les prestataires doivent revoir leurs procédures administratives et pharmaceutiques, former leur personnel aux nouvelles exigences et s’assurer que les données sont correctement formatées et transmises. Les organisations tierces administratives (TPA) et les fournisseurs de dispositifs médicaux durables (DME) doivent également être intégrés à ce processus.

Les leçons tirées de ce programme pilote permettront à la HRSA, aux entités couvertes par le 340B et aux fabricants d’évaluer l’opportunité de généraliser ce nouveau modèle à l’avenir.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.