Publié le 7 décembre 2025 09:32:00. Près de 900 femmes en Irlande attendent actuellement un traitement pour l’endométriose, une maladie chronique et souvent douloureuse, révélant les difficultés d’accès aux soins spécialisés dans ce domaine.
- 896 femmes sont sur des listes d’attente pour le traitement de l’endométriose dans quatre hôpitaux irlandais.
- Les temps d’attente varient considérablement, certaines patientes devant attendre plus d’un an pour un premier rendez-vous.
- Le ministère de la Santé a récemment annoncé une nouvelle approche pour le diagnostic et le traitement de l’endométriose.
Près de 900 femmes patientent pour obtenir des soins en raison de l’endométriose, une affection qui touche jusqu’à une femme sur sept en Irlande. Les chiffres, révélés par le HSE (Health Service Executive, l’autorité de santé irlandaise), montrent que 896 femmes sont inscrites sur des listes d’attente dans quatre hôpitaux : la Rotonde, l’hôpital universitaire de Tallaght (TUH), la maternité universitaire de Cork (CUMH) et l’hôpital de Coombe.
Fin septembre, l’hôpital de la Rotonde comptait 369 femmes en attente, dont 90 devaient patienter entre neuf et douze mois, et 63 plus d’un an. Au TUH, 356 femmes étaient sur liste, la majorité (83) devant attendre entre zéro et trois mois. Cependant, 74 femmes attendaient depuis plus d’un an et 71 entre trois et six mois. Le CUMH affichait 93 femmes en attente, dont 84 pour une période de zéro à trois mois. Enfin, 78 femmes étaient sur la liste de l’hôpital de Coombe, 44 d’entre elles devant attendre jusqu’à trois mois.
L’endométriose se caractérise par la croissance de cellules similaires à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, provoquant une variété de symptômes, allant de douleurs chroniques et invalidantes à des problèmes de fertilité. Deux centres spécialisés suprarégionaux ont été mis en place pour la prise en charge des cas complexes, situés au TUH et au CUMH. Ces services seront complétés par cinq pôles régionaux pour les cas modérés, dont les services de Coombe, Rotunda et Limerick sont déjà opérationnels, les deux derniers étant en cours de création.
En octobre dernier, la ministre de la Santé, Jennifer Carroll MacNeil, a annoncé une nouvelle orientation dans la prise en charge de l’endométriose. Désormais, les femmes présentant des symptômes seront traitées en partant du principe qu’elles sont atteintes de la maladie. La ministre a expliqué que cette approche vise à reconnaître que les femmes sont « les meilleures narratrices de leurs propres symptômes, de leur propre douleur, et nous essayons de changer la manière dont leurs voix sont entendues en ce qui concerne l’endométriose ». Plus d’informations sur le nouveau cadre du ministère de la Santé.
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