Publié le 2025-10-19 02:59:00. Les Sociétés de développement des affaires (BDC), des fonds d’investissement en crédit privé cotés en bourse, sont au cœur des préoccupations de Wall Street après les faillites récentes de Tricolor Holdings et First Brands Group, ravivant les doutes sur la solidité de ce secteur de 1,7 billion de dollars (1 700 milliards de dollars).
- Les récentes faillites de Tricolor Holdings et First Brands Group ont mis en lumière les risques liés aux BDC.
- L’indice S&P BDC a atteint son plus bas niveau depuis plusieurs années, et les coûts d’emprunt pour ces sociétés ont augmenté.
- Des voix s’élèvent pour demander une plus grande transparence sur les portefeuilles de crédit privé détenus par les BDC.
Les Sociétés de développement des affaires (BDC) sont des véhicules d’investissement qui permettent de regrouper des prêts privés et de les négocier en bourse comme des actions. Ces fonds, très prisés sur le marché du crédit privé, sont désormais scrutés de près. Les difficultés rencontrées par Tricolor Holdings, une société de prêt automobile, et First Brands Group, un fabricant de pièces automobiles, ont sonné l’alarme, révélant des failles potentielles dans les critères de sélection des actifs et leur évaluation.
Ces deux entreprises avaient levé des capitaux importants sur les marchés publics et bénéficiaient du soutien de plusieurs banques. Cependant, leurs problèmes sont liés à des structures de financement complexes et peu transparentes, ce qui alimente le scepticisme des investisseurs. Le marché craint désormais l’existence de risques cachés et les BDC sont devenues un point de focalisation pour ces inquiétudes.
« Le manque de transparence signifie que nous n’avons pas une image fidèle du portefeuille de crédit privé, nous sommes donc laissés dans une certaine mesure dans le flou. »
Michael Anderson, responsable mondial de la stratégie de crédit chez Citigroup
Ces derniers jours, l’indice américain S&P BDC a chuté à son plus bas niveau depuis plusieurs années, tandis que les écarts de taux sur les obligations émises par les BDC pour renforcer leur solidité financière se sont élargis. Bien que les pressions à la vente se soient quelque peu atténuées, les inquiétudes concernant la qualité des prêts détenus par les BDC persistent, et les investisseurs attendent avec prudence la publication des résultats financiers de ces sociétés dans les prochaines semaines.

Jamie Dimon, PDG de JP Morgan Chase, a récemment souligné que de nombreuses BDC se négociaient en dessous de leur valeur comptable, exhortant les investisseurs à une analyse plus approfondie. En réponse, Mark Lipschultz, co-PDG de Blue Owl Capital, a suggéré à M. Dimon de vérifier les performances de sa propre entreprise.
Certains gestionnaires de fonds estiment que les BDC sont particulièrement sensibles aux fluctuations du sentiment du marché, en raison de leur négociabilité quotidienne. Ils mettent en garde contre le risque de pertes inutiles si les investisseurs vendaient leurs actions à des prix bien inférieurs à leur valeur réelle.
— Avec la contribution de Taryana Odayar
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