Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Pressure mounts on U.K. PM Starmer to resign as Trump weighs in

Le Premier ministre britannique Keir Starmer pourrait annoncer sa démission ce lundi 22 juin 2026, sous la pression croissante de son propre parti. Cette instabilité fait suite à la victoire écrasante d'Andy Burnham lors d'une élection partielle à…

La victoire d'Andy Burnham à Makerfield comme déclencheur

Le Premier ministre britannique Keir Starmer pourrait annoncer sa démission ce lundi 22 juin 2026, sous la pression croissante de son propre parti. Cette instabilité fait suite à la victoire écrasante d’Andy Burnham lors d’une élection partielle à Makerfield, tandis que le président américain Donald Trump a publiquement prédit le départ du chef du gouvernement.

La victoire d’Andy Burnham à Makerfield comme déclencheur

Le retour d’Andy Burnham au Parlement change radicalement la dynamique du pouvoir au sein du Parti travailliste. Ancien maire du Grand Manchester depuis 2017, Burnham a remporté jeudi dernier le siège de Makerfield dans le nord-ouest de l’Angleterre avec une marge significative. Selon Al Jazeera, il a obtenu près de 55 % des 45 510 suffrages exprimés, devançant son concurrent du parti Reform UK de plus de 9 000 voix.

La victoire d'Andy Burnham à Makerfield comme déclencheur
Photo: The Washington Post

Cette victoire n’est pas seulement un succès électoral, c’est un ticket d’entrée pour contester la direction du parti. En devenant député, Burnham se place en position légale et politique pour lancer un défi direct à Keir Starmer. Lors de son discours de victoire, il a averti que le parti avait une dernière chance de changer.

Les pressions internes et les fissures au sein du cabinet

L’isolement de Keir Starmer s’est accentué durant le week-end. Bien que le Premier ministre ait affirmé vouloir combattre toute tentative d’éviction, les signaux provenant de son entourage sont alarmants. Le secrétaire à l’Économie, Peter Kyle, a admis dimanche que Starmer était conscient des forces en présence.

Les pressions internes et les fissures au sein du cabinet
Photo: Al Jazeera

Je ne veux pas venir ici et être délusionnaire en disant qu’il n’y a pas de processus, qu’il n’y a pas de forces à l’œuvre qui contestent le premier ministre en tant que leader – c’est clairement le cas.

Peter Kyle, secrétaire à l’Économie, via The Guardian

D’après The Guardian, des sources indiquent que la secrétaire aux Affaires étrangères, Yvette Cooper, aurait privéement exhorté le Premier ministre à s’effacer. Parallèlement, Wes Streeting, ancien secrétaire à la Santé ayant démissionné le mois dernier, a officiellement déclaré son intention de briguer le poste de Premier ministre, affirmant disposer de soutiens suffisants.

L’intervention disruptive de Donald Trump

Alors que Londres gérait sa crise interne, le président des États-Unis, Donald Trump, a anticipé les annonces officielles. Dans une publication sur son réseau Truth Social, Trump a affirmé que la démission de Starmer était imminente, liant ce départ à des échecs politiques spécifiques.

Donald Trump commented on Keir Starmer’s future as pressure mounts on the Prime Minister to resign 🔴

Keir Starmer démissionnera de son poste de Premier ministre du Royaume-Uni. Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants : L’IMMIGRATION ET L’ÉNERGIE (OUVREZ LE PÉTROLE DE LA MER DU NORD !). Je lui souhaite bonne chance !

Donald Trump, Président des États-Unis, via The Washington Post

Comme le rapporte The Washington Post, cette sortie intervient dans un contexte de dégradation des relations entre les deux dirigeants, notamment après le refus du Royaume-Uni de rejoindre la guerre contre l’Iran.

Un déclin marqué par les scandales et l’impopularité

La chute de Keir Starmer ne s’explique pas uniquement par la montée d’Andy Burnham, mais par une érosion constante de sa légitimité depuis sa victoire écrasante de juillet 2024. Le Premier ministre a peiné à stimuler la croissance économique et à stabiliser les services publics, tout en voyant son électorat libéral migrer vers le Parti Vert et les partisans de l’immigration vers Reform UK.

Un déclin marqué par les scandales et l'impopularité
Photo: The Guardian

L’aspect le plus critique reste l’image publique du leader. Un sondage de YouGov, cité par Global News, révèle que seulement 19 % des Britanniques ont une opinion positive de Keir Starmer, le classant au neuvième rang des personnalités les plus populaires du Parti travailliste.

À cela s’ajoutent des erreurs de jugement politiques coûteuses. En décembre 2024, Starmer a nommé Peter Mandelson comme ambassadeur des États-Unis. Cette décision a provoqué un tollé en février lorsqu’une analyse des dossiers Epstein a révélé les liens passés de Mandelson avec Jeffrey Epstein, ternissant durablement la crédibilité du gouvernement.

L’horizon d’une transition instable

Starmer a passé le week-end à Chequers, la résidence officielle des Premiers ministres, entouré de sa famille. S’il choisit de partir, il deviendra le sixième ou septième Premier ministre à quitter ses fonctions en dix ans, confirmant une période de turbulence politique sans précédent pour le pays.

Le scénario le plus probable, selon des sources citées par la presse, serait l’annonce d’un calendrier de départ progressif, possiblement prévu pour l’automne. Cette stratégie viserait à éviter un vide de pouvoir immédiat et à organiser une transition ordonnée vers Andy Burnham, qui pourrait devenir Premier ministre par défaut grâce à la large majorité parlementaire du Parti travailliste.

L’enjeu pour le Parti travailliste est désormais d’éviter le sort des Conservateurs en gérant ce changement de leadership sans plonger le gouvernement dans une paralysie totale, alors que les électeurs attendent des réponses concrètes sur le coût de la vie et la gestion des frontières.

Find more reporting in our Monde section.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.