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Prévenir le risque d’accident vasculaire cérébral : les valeurs à ne pas dépasser de 3 biomarqueurs clés. L’étude

Publié le 2024-10-27 14:35:00. Une nouvelle étude révèle que trois biomarqueurs sanguins – la protéine C-réactive, le cholestérol LDL et la lipoprotéine(a) – peuvent prédire avec précision le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) chez les femmes, ouvrant la…

Prévenir le risque d’accident vasculaire cérébral : les valeurs à ne pas dépasser de 3 biomarqueurs clés. L’étude

Publié le 2024-10-27 14:35:00. Une nouvelle étude révèle que trois biomarqueurs sanguins – la protéine C-réactive, le cholestérol LDL et la lipoprotéine(a) – peuvent prédire avec précision le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les femmes, ouvrant la voie à une prévention plus ciblée.

  • Des niveaux élevés de protéine C-réactive (CRP), de cholestérol LDL et de lipoprotéine(a) sont associés à un risque accru d’AVC chez les femmes.
  • L’étude, menée sur près de 30 000 femmes pendant 30 ans, permet d’anticiper le risque cardiovasculaire jusqu’à 10 ans avant la survenue d’un événement.
  • La prévention des AVC repose sur la surveillance de la pression artérielle, une alimentation saine, l’activité physique régulière et l’absence de tabagisme.

Les accidents vasculaires cérébraux, affections graves touchant les vaisseaux sanguins du cerveau, représentent une cause majeure de mortalité dans le monde, avec 7,25 millions de décès chaque année. Si les hommes sont traditionnellement plus touchés, une nouvelle recherche met en lumière des indicateurs spécifiques permettant d’évaluer le risque chez les femmes.

Un AVC survient lorsque l’apport sanguin au cerveau est interrompu ou réduit, privant les cellules d’oxygène et entraînant leur mort. Il existe deux types principaux : l’AVC ischémique, le plus fréquent, causé par un blocage d’une artère cérébrale, et l’AVC hémorragique, plus dangereux, résultant de la rupture d’un vaisseau sanguin.

Les causes d’un AVC varient selon sa nature. L’ischémie est souvent liée à la formation de caillots sanguins (souvent d’origine cardiaque) ou à l’accumulation de plaques de graisse dans les artères cérébrales. L’hémorragie, quant à elle, peut être provoquée par une hypertension artérielle chronique, des malformations artério-veineuses, des anévrysmes cérébraux ou un traumatisme crânien.

L’étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, a suivi 27 939 femmes américaines en bonne santé, dont l’âge moyen était de 54,7 ans, pendant une période de 30 ans (jusqu’en janvier 2023). Les participantes ont fourni des informations détaillées sur leurs facteurs de risque et ont été suivies de manière prospective.

Les chercheurs se sont concentrés sur trois biomarqueurs sanguins clés liés à l’inflammation et aux maladies cardiovasculaires :

  1. La protéine C-réactive (CRP) haute sensibilité, un indicateur d’inflammation. Un niveau supérieur à 3 mg/dl signale une inflammation importante et un risque accru de maladies cardiovasculaires.
  2. Le cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité), qui joue un rôle dans le métabolisme des graisses. Des valeurs supérieures à 130 mg/dl sont considérées comme un facteur de risque d’athérosclérose, d’AVC et de crise cardiaque, car le cholestérol LDL peut obstruer les vaisseaux sanguins.
  3. La lipoprotéine(a), une particule lipidique similaire au cholestérol LDL. Des niveaux supérieurs à 30-50 mg/dl sont associés à un risque accru d’AVC, de crise cardiaque, d’athérosclérose et de sténose aortique.

Au cours du suivi, les scientifiques ont réalisé des analyses précises des biomarqueurs : un test hautement sensible pour la protéine C-réactive, un test de mesure directe pour le cholestérol LDL et un test indépendant de la taille de l’isoforme de l’apolipoprotéine pour la lipoprotéine(a).

L’étude a démontré que ces trois biomarqueurs sont capables de prédire le risque cardiovasculaire 5 à 10 ans avant qu’un événement ne se produise. Cette découverte pourrait permettre une intervention précoce et une prévention plus efficace des AVC.

Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, les scientifiques soulignent l’importance de la prévention des AVC, qui repose sur l’adoption de bonnes habitudes de vie :

  • Surveiller régulièrement sa pression artérielle.
  • Adopter une alimentation saine et limiter les aliments riches en triglycérides et en cholestérol LDL (viandes rouges et charcuteries, aliments frits et transformés, sucres simples et glucides raffinés).
  • Maintenir une glycémie stable.
  • Pratiquer une activité physique régulière.
  • Modérer sa consommation d’alcool.
  • Gérer son stress.
  • Éviter le tabagisme.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.