La monarchie britannique est en pleine mutation. Alors que le roi Charles III effectue une visite historique au Vatican, son fils, le prince William, prend en main les dossiers les plus épineux de la Couronne, notamment celui du prince Andrew, dont les liens avec Jeffrey Epstein continuent de faire l’ombre sur la famille royale.
Un geste symbolique fort a été réalisé à Windsor : l’effigie du duc d’York a été retirée de la chapelle Saint-Georges. Ces armoiries, placées en 2006 après que le prince Andrew ait reçu le titre prestigieux de Chevalier de l’Ordre de la Jarretière, étaient affichées aux côtés de celles du prince héritier. Leur retrait, une mesure exceptionnelle réservée à la haute trahison ou à la rébellion, intervient après des années de polémiques suscitées par les révélations de Virginie Giuffrè.
Le prince Andrew avait espéré que sa renonciation à l’usage de ses titres et honneurs suffirait à apaiser la colère publique. Mais la pression est trop forte, tant de la part de l’opinion que de la justice et des milieux politiques. La famille royale est désormais contrainte d’aborder frontalement la question de ses relations avec Epstein et des accusations impliquant des liens avec des agents de renseignement chinois.
Au-delà du retrait des armoiries, l’expulsion du prince Andrew de Royal Lodge, où il réside sans payer de loyer depuis 2003, est envisagée. Si le roi Charles III ne parvient pas à trouver une solution, c’est son fils aîné qui prendra les choses en main. William semble déterminé à faire le ménage au sein de la famille royale.
Cette volonté de réformes pourrait également concerner le prince Harry et Meghan Markle. William aurait déjà mis son frère sur son radar, et l’interview récemment accordée par Harry à la série Le voyageur réticent, menée par Eugene Levy, a été interprétée comme un signal. Le prince William a déclaré à cette occasion : « Il nous faut un changement définitif et nécessaire » dans la monarchie.
À ce stade, la question des titres dynastiques et honorifiques du couple Sussex, qu’ils avaient pourtant promis à la reine Elizabeth II de ne plus utiliser, se pose avec acuité. William ne manifeste pas de désir de réconciliation avec son frère, et il pourrait être contraint de les priver de ces titres. Le roi Charles III, affaibli par son état de santé et peu enclin aux conflits, semble incapable de mener à bien ces réformes. C’est donc à son fils aîné qu’il revient désormais de redéfinir l’avenir de la monarchie britannique.
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