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Principales actualités sur les maladies infectieuses Semaine du 6 au 12 décembre

Publié le 2024-05-02 14:53:00. Les autorités sanitaires américaines ont donné leur feu vert à deux nouveaux traitements contre la gonorrhée, une infection sexuellement transmissible (IST) en augmentation, offrant de nouvelles options face à la résistance croissante aux antibiotiques…

Principales actualités sur les maladies infectieuses Semaine du 6 au 12 décembre

Publié le 2024-05-02 14:53:00. Les autorités sanitaires américaines ont donné leur feu vert à deux nouveaux traitements contre la gonorrhée, une infection sexuellement transmissible (IST) en augmentation, offrant de nouvelles options face à la résistance croissante aux antibiotiques traditionnels.

  • La FDA a approuvé la zoliflodacine (Nuzolvence) d’Innoviva Specialty Therapeutics, un antibiotique oral à dose unique pour les adultes et les enfants de plus de 12 ans pesant au moins 35 kg.
  • La gépotidacine, développée par GSK, a également reçu l’approbation pour le traitement de la gonorrhée non compliquée chez les patients de 12 ans et plus pesant au moins 45 kg (99,2 lb).
  • Les deux médicaments ont démontré une efficacité comparable aux traitements actuels (ceftriaxone et azithromycine) dans des essais cliniques de phase 3.

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé l’approbation de la zoliflodacine, marquant une avancée significative dans la lutte contre la gonorrhée. Cette IST, causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, est de plus en plus difficile à traiter en raison de l’émergence de souches résistantes aux antibiotiques couramment utilisés. Les données probantes soutenant cette approbation proviennent d’un essai de phase 3 publié dans The Lancet, qui a démontré que la zoliflodacine n’était pas inférieure à une combinaison de ceftriaxone et d’azithromycine.

Quelques jours plus tôt, la FDA avait déjà approuvé la gépotidacine de GSK pour la même indication. Les résultats de l’essai de phase 3 EAGLE-1, également publiés dans The Lancet, ont révélé un taux de réussite de 92,6 % (187 sur 202 ; IC à 95 %, 88,0 % – 95,8 %) avec la gépotidacine (administrée en deux doses orales de 3 000 mg) par rapport à 91,2 % (186 sur 204 ; IC à 95 %, 86,4 % – 94,7 %) pour le traitement combiné ceftriaxone/azithromycine.

David Payne, PhD, vice-président de la recherche sur les maladies infectieuses chez GSK, a souligné l’importance de ces nouvelles options thérapeutiques, notamment en raison du profil d’innocuité favorable de la gépotidacine et de l’absence de persistance bactérienne au niveau du site urogénital observée lors des essais cliniques. Contagion a eu l’occasion de s’entretenir avec lui à ce sujet.

Par ailleurs, la semaine dernière, le Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation (ACIP) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a examiné les recommandations concernant la vaccination contre l’hépatite B à la naissance. Sharon Nachman, MD, pédiatre spécialiste des maladies infectieuses, a exprimé ses préoccupations quant aux possibles conséquences négatives sur la santé publique à long terme d’un éventuel retard de la vaccination. Robert Hopkins Jr, MD, directeur médical de la Fondation nationale pour les maladies infectieuses, a également commenté les changements proposés et leurs implications potentielles.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.