Publié le 22 octobre 2025 à 06h49. Un audacieux cambriolage a frappé le musée du Louvre à Paris le 19 octobre, entraînant la disparition de plusieurs bijoux royaux d’une valeur estimée à 88 millions d’euros (environ 3,132 milliards de dollars taïwanais).
- Le préjudice financier est estimé à 88 millions d’euros, bien que la valeur réelle des bijoux sur le marché noir puisse être inférieure.
- Neuf bijoux du XIXe siècle, appartenant aux collections royales, ont été dérobés, dont des pièces liées à la reine Marie-Amélie, à l’impératrice Marie-Louise et à l’impératrice Eugénie.
- Une équipe d’enquête de 60 personnes a été déployée pour retrouver les voleurs, qui ont agi avec une préparation minutieuse.
Le musée du Louvre a été la cible d’un cambriolage spectaculaire, révélé ce mardi 22 octobre. Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, le directeur du musée a chiffré le préjudice financier à 88 millions d’euros. Cependant, elle a nuancé cette estimation, expliquant que la revente des bijoux, si les voleurs tentaient de les revendre en les faisant fondre, générerait probablement un montant inférieur.
« Le directeur du Louvre a estimé ce montant de préjudice financier. »
Laure Beccuau, procureure de Paris
Les objets dérobés comprennent une couronne et un collier de la parure en saphir de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, ainsi qu’une boucle d’oreille de cette même parure. Parmi les pièces volées figurent également un collier d’émeraudes ayant appartenu à l’impératrice Marie-Louise, épouse de Napoléon Ier, et une paire de boucles d’oreilles en émeraudes de la même collection. Une broche dite « broche reliquaire », ainsi que des éléments de la parure de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, notamment un corset orné d’un grand nœud (broche), ont également disparu.
Les voleurs masqués ont emporté un total de neuf bijoux royaux datant du XIXe siècle. De manière surprenante, ils ont laissé sur place la tiare de la reine Eugénie, un bijou exceptionnel serti de 1 354 diamants et 56 émeraudes, mais l’ont endommagée.
L’enquête, confiée à une équipe de 60 personnes, progresse. La procureure Beccuau a confirmé que quatre individus sont impliqués dans le cambriolage et que les empreintes digitales relevées sur les lieux du crime sont en cours d’analyse. Les enquêteurs examinent attentivement les images de vidéosurveillance du Louvre et des axes routiers parisiens, à la recherche de traces des voleurs, qui se sont enfuis à moto après leur méfait.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a souligné la rapidité du vol, qui n’a duré que sept minutes, et a suggéré que les auteurs pourraient être des professionnels, voire des étrangers.
« Le vol n’a duré que sept minutes et aurait été commis par une équipe expérimentée, peut-être des “étrangers”. »
Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur
Cet incident relance le débat sur la sécurité des musées français. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a d’ailleurs reconnu l’existence de failles dans la sécurité du Louvre.
