Publié le 2023-11-19. Alors que la saison grippale bat son plein, les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme concernant la circulation du virus respiratoire syncytial (VRS), particulièrement dangereux pour les très jeunes enfants.
- Le VRS, un virus respiratoire très contagieux, peut provoquer des difficultés respiratoires chez les bébés de moins de deux ans.
- Un vaccin préventif, administré en une seule injection, est disponible pour protéger les nourrissons pendant la période à risque, d’octobre à mars.
- La plupart des cas de VRS peuvent être gérés à domicile, mais une consultation médicale est nécessaire en cas d’aggravation des symptômes.
Le virus respiratoire syncytial (VRS) est un agent infectieux courant, présent dans toutes les communautés. Si l’infection est souvent bénigne, elle peut s’avérer sérieuse, en particulier chez les nourrissons et les jeunes enfants. « La raison pour laquelle le VRS a mauvaise réputation est qu’il est très efficace pour infecter les voies respiratoires inférieures, donc les poumons et les bronchioles », explique la Dre Kristin Barrett, pédiatre à la Cleveland Clinic Children’s.
La transmission du VRS se fait principalement par les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, ou par contact direct avec une surface contaminée. Les symptômes initiaux ressemblent souvent à ceux d’un rhume : écoulement nasal, congestion, toux, éternuements et parfois de la fièvre. Dans les cas plus graves, une respiration sifflante et des difficultés respiratoires peuvent apparaître.
Pour limiter la propagation du virus, les parents sont invités à adopter des mesures d’hygiène rigoureuses. La Dre Barrett recommande notamment de laver régulièrement les mains de leur enfant, de l’éloigner des personnes malades et de désinfecter fréquemment les surfaces touchées, comme les interrupteurs et les poignées de porte.
Une nouvelle arme dans la lutte contre le VRS est désormais disponible : un vaccin préventif. « Il s’agit d’une injection unique d’anticorps contre le VRS. Ces anticorps durent environ six mois, protégeant ainsi les bébés pendant la période la plus vulnérable de l’année, qui s’étend généralement d’octobre à mars », précise la Dre Barrett. Selon ses estimations, cette injection permet de réduire d’environ 70 % le risque de devoir consulter un médecin en cas d’infection.
Si un enfant contracte le VRS, la plupart des cas peuvent être gérés à domicile avec des soins de soutien, tels que du repos et une bonne hydratation. Cependant, il est crucial de consulter rapidement un médecin si l’état de l’enfant s’aggrave, notamment en cas de difficultés respiratoires ou de fièvre persistante.
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