Publié le 1er novembre 2025 à 13h52. Un incendie criminel présumé a ravagé vendredi soir un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile à Drogheda, dans le comté de Louth, en Irlande, nécessitant l’évacuation de 28 personnes, dont cinq enfants qui ont été hospitalisés.
- Un incendie criminel a été déclenché dans un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile à Drogheda.
- Cinq personnes, dont quatre enfants, ont été secourues et transportées à l’hôpital.
- Les autorités ont lancé une enquête et appellent à témoins.
Un incendie s’est déclaré vendredi soir dans un centre d’hébergement pour protection internationale (IPAS) situé rue George’s à Drogheda, dans le comté de Louth. Les pompiers ont été alertés vers 20h15 et ont rapidement maîtrisé les flammes. L’incident a provoqué l’évacuation de 28 personnes, dont 23 adultes et trois enfants de moins de 10 ans. Les cinq personnes secourues du dernier étage du bâtiment ont été transportées à l’hôpital Notre-Dame de Lourdes à Drogheda pour des examens médicaux, mais leurs blessures ne mettaient pas leur vie en danger, selon la police (Gardaí).
Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, a dénoncé cet acte criminel, révélant que des feux d’artifice avaient été lancés dans le bâtiment.
« Il s’agissait d’une épreuve terrifiante pour les femmes et les enfants qui y vivaient, dont un certain nombre ont été transportés à l’hôpital. Des solutions de logement alternatives sont désormais trouvées pour les résidents concernés. »
Jim O’Callaghan, ministre de la Justice
Il a également mis en garde contre les « conséquences graves » pour les responsables de cet incendie.
Les 23 autres personnes évacuées ont été relogées temporairement pour la nuit. La scène a été placée sous scellés pour permettre une expertise technique et une enquête approfondie menée par la police de Drogheda. Un appel à témoins a été lancé pour identifier les auteurs de cet acte. Le Taoiseach (Premier ministre) Michael Martin a également condamné l’incident, le qualifiant de « profondément troublant » et soulignant qu’il était « odieux de mettre en danger des familles vulnérables, y compris de jeunes enfants ».
L’incident a suscité une vive émotion au niveau local. Ged Nash, député (TD) du parti travailliste pour le comté de Louth, a exprimé son inquiétude face à la possibilité que cet incendie soit un acte criminel ciblé.
« Soyons clairs. Des petits bébés ont été hospitalisés pendant la nuit. La mort d’enfants, de familles, a été évitée cette nuit grâce à l’intervention des pompiers et de la gardaí. »
Ged Nash, député de Louth
Il a souligné que l’intervention rapide des services d’urgence avait permis d’éviter une catastrophe potentielle.
Michelle Hall, la maire de Drogheda, a également condamné l’attaque, estimant qu’elle aurait pu être mortelle si davantage de matériel inflammable avait été présent sur les lieux. Elle a exprimé l’espoir qu’il s’agisse d’un acte de vandalisme commis par des jeunes plutôt que d’une attaque délibérée contre le centre d’hébergement. La maire a souligné le traumatisme subi par les résidents, qui ont été contraints de quitter leur logement et ont perdu leurs effets personnels. Elle a également déploré la propagation de la peur et des rumeurs sur les réseaux sociaux, qui ne font qu’exacerber les tensions au sein de la communauté.
Des habitants de Drogheda ont spontanément proposé leur aide et leur soutien aux personnes touchées par l’incendie, offrant des chambres d’hôtes et d’autres formes d’assistance. Pio Smith, un conseiller local, a salué cette mobilisation et a souligné l’importance de la solidarité dans une telle situation. Il a rappelé que les résidents du centre d’hébergement avaient déjà vécu des expériences traumatisantes dans leur pays d’origine et que cet incendie ne faisait qu’ajouter à leur souffrance.
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