L’augmentation de l’âge des mères à la naissance s’accompagne d’une hausse significative des dépenses de santé liées aux complications obstétricales en Corée du Sud. Les frais médicaux pour les naissances prématurées et les malformations congénitales ont atteint près de 788,5 milliards de wons (560 millions de dollars) en 2023, selon des données récentes du ministère de la Santé et des Affaires sociales.
En 2023, l’âge moyen des femmes lors de leur premier enfant était de 33,7 ans, contre 32,4 ans en 2016. Cette tendance s’observe par une augmentation notable de la proportion de mères âgées de 35 ans ou plus, qui est passée de 26,4 % en 2016 à 35,9 % l’année dernière. Parallèlement, le nombre de naissances multiples (jumeaux, triplés, etc.) a progressé, passant de 3,9 % à 5,7 % sur la même période.
Les dépenses médicales liées aux naissances prématurées – bébés nés avant 37 semaines de gestation ou avec un poids inférieur à 2,5 kg – ont augmenté de 44 % entre 2018 et 2024, passant de 184,6 milliards de wons à 264,9 milliards de wons. Les coûts associés aux malformations congénitales diagnostiquées dans les deux premières années de vie ont connu une augmentation encore plus importante, de l’ordre de 70 %, passant de 307,1 milliards de wons à 523,6 milliards de wons durant la même période.
Au total, les dépenses médicales combinées pour ces deux catégories ont bondi de 60 %, s’élevant à 788,5 milliards de wons en 2024, contre 491,7 milliards de wons en 2018. Les autorités sanitaires attribuent cette hausse principalement à l’augmentation de l’âge des mères et à la fréquence croissante des naissances multiples.
