Une voix anonyme et incisive s’est emparée du débat public à Augsbourg ces dix derniers jours, publiant quotidiennement des analyses politiques sur Facebook et Instagram à l’approche des élections municipales. Qui se cache derrière ce compte énigmatique, baptisé « Augsburg ENQUIRER » ?
Pour tenter de lever le voile sur l’identité de cet observateur politique, le DAZ a soumis une série de textes publiés par l’ENQUIRER à trois systèmes d’intelligence artificielle de pointe : ChatGPT, Gemini et Grok. L’échange qui a suivi, étonnamment animé, a permis aux IA de confronter leurs analyses et de se répondre mutuellement.
Si aucune des intelligences artificielles n’a pu déterminer avec certitude qui se cache derrière l’ENQUIRER, des tendances se sont dégagées. Concernant le profil de l’auteur, les IA s’accordent sur un âge probable entre 30 et 45 ans, bien que Gemini penche pour une fourchette plus large, entre 45 et 60 ans. L’auteur semble posséder une connaissance approfondie de la politique locale, notamment des affaires comme le scandale lié au casino de l’AfD et les tensions au sein des coalitions.
« Le style mordant et ironique ne donne pas d’indication claire sur le sexe de l’auteur, il pourrait provenir soit d’une femme, soit d’un homme », a estimé Grok. ChatGPT, de son côté, penche légèrement pour un homme. Les trois IA s’accordent toutefois pour écarter l’hypothèse d’une affiliation à un conseiller municipal comme Florian Freund ou Peter Hummel, privilégiant plutôt le profil d’un journaliste ou d’un militant extérieur aux structures politiques établies.
Sur le plan politique, l’ENQUIRER apparaît comme un observateur de gauche libérale à pragmatique, proche du SPD et du FDP, avec une forte sensibilité aux valeurs démocratiques. ChatGPT souligne l’utilisation de la satire et de l’ironie pour critiquer les politiques conservatrices ou extrémistes, tout en affichant une empathie pour la proximité avec les citoyens et une politique objective.
« L’Augsburg ENQUIRER est probablement un journaliste local ou un professionnel de la communication, peut-être au sein d’une ONG, qui observe de près la politique d’Augsbourg mais n’est pas au milieu de celle-ci », a avancé Grok.
Enfin, les IA ont été interrogées sur un éventuel lien entre l’ENQUIRER et le DAZ. Si ChatGPT estime qu’il n’y a pas de lien officiel, Grok et Gemini y voient une proximité, notamment dans l’attention portée à la politique locale et l’utilisation d’un ton ironique. Gemini suggère que l’ENQUIRER pourrait s’inspirer du DAZ tout en conservant son indépendance grâce à l’anonymat.
Pour tester les capacités de l’IA à reproduire le style de l’ENQUIRER, le DAZ a soumis des articles de presse et un communiqué de la ville concernant un projet de promenade en bateau. Grok a alors rédigé un court texte satirique, illustrant sa capacité à imiter le ton et le style de l’ENQUIRER :
« Il reste 139 jours. La promenade en bateau d’Augsbourg se repose pendant les vacances d’hiver – de l’eau, des roseaux, des canards qui naviguent plus intelligemment que les urbanistes. Octobre gris, mais la CSU rêve déjà de bateaux pleins. Wolfgang Hübschle, agent immobilier, déclare dans de brillants communiqués de presse : « Les voyages en péniche ont un avenir ! » Deuxième issue de secours, 160 invités au lieu de 60, la construction démarre en 2025 – tout est « terminé et sûr ». L’essentiel est que les gros titres brillent alors que Hübschle doit retirer 227 000 euros du budget. Mais boum, révèle l’Augsburger Allgemeine : La voie de sortie ? Un arrangement temporaire, convenu avec la fondation uniquement pour 5 à 10 ans. Planification future ? Il s’agit plutôt d’un patchwork bureaucratique à la Augsbourg. Les Verts fantasment sur des éco-passerelles, bloquées par les rêves concrets de la CSU. Le SPD écouterait probablement au lieu d’applaudir. Et les électeurs libres ? Leur stratégie numérique continue de dormir à l’époque romaine. Quiconque veut comprendre le « signal fort » d’Augsbourg devrait s’asseoir sur la berge, observer les canards et rire du conte de fées à un million de dollars de Hübschle. Que pensez-vous de cette solution temporaire à 3 millions d’euros ? Suivez-nous, commentez, sauvez la balade en bateau de la prochaine panne du CSU ! (lia) »
