Le Parti libéral suédois est au plus bas dans les sondages, menaçant sa représentation parlementaire lors des prochaines élections de septembre 2026. L’avenir du parti, qui compte actuellement 16 sièges, est incertain face à un seuil électoral de 4 % qu’il peine à franchir.
Selon les derniers sondages, le Parti libéral oscille autour de 2 % des intentions de vote, un score inédit depuis des décennies. Cette situation soulève la question de la perte de ses 16 sièges au Riksdag, le Parlement suédois, si le parti ne parvient pas à redresser la barre.
Plusieurs facteurs expliquent cette dégringolade. Simona Mohamsson, à la tête du parti depuis juin 2025, peine encore à s’imposer auprès de l’électorat. « Elle a publié tant de phrases ces dernières semaines que certains au sein du parti lui ont dit de ‘Éteignez la machine à pop-corn’ », témoigne une source interne, soulignant un manque de cohérence perçu dans la stratégie politique du parti.
Un point de friction majeur demeure la position de Mme Mohamsson qui refuse catégoriquement d’intégrer des ministres issus des Démocrates suédois dans un futur gouvernement. Cette ligne rouge, adoptée lors du congrès du parti fin novembre, vise à maintenir une coalition composée des Modérés, des Libéraux et des Démocrates-chrétiens, avec le soutien parlementaire des Démocrates suédois.
Cependant, les Démocrates suédois ont clairement indiqué qu’ils ne participeraient à un futur gouvernement qu’à condition d’obtenir des postes ministériels, excluant ainsi la poursuite du statu quo.
Les chances de renverser cette tendance d’ici à septembre 2026 semblent minces. Historiquement, les Libéraux et les Démocrates-chrétiens ont souvent bénéficié du report de voix des électeurs modérés pour franchir le seuil des 4 %. Or, les Modérés, qui étaient le deuxième parti du pays lors des dernières élections, ont glissé en troisième position derrière les Démocrates suédois. Si cette dynamique se confirme, les électeurs modérés pourraient être moins enclins à soutenir les Libéraux pour les maintenir au Parlement.
Un cercle vicieux se met en place : plus les sondages sont défavorables, moins les électeurs sont susceptibles de voter pour les Libéraux, craignant de gaspiller leur voix. À l’inverse, un regain de popularité pourrait encourager un vote utile.
Si le Parti libéral ne franchit pas le seuil de 4 %, ses voix seraient simplement intégrées à la catégorie « autres partis », sans impact sur la répartition des sièges. Les 16 sièges détenus par les Libéraux seraient alors redistribués proportionnellement aux autres formations politiques. Les Sociaux-démocrates pourraient ainsi en obtenir cinq, tandis que les Modérés et les Démocrates suédois en gagneraient environ trois chacun, les autres partis se partageant le reste.
Bien que ce nombre puisse paraître faible, il peut s’avérer déterminant pour l’équilibre politique au Parlement, favorisant le bloc de gauche (Sociaux-démocrates, Gauche, Verts et Centre) et pénalisant le bloc de droite.
Les Libéraux pourraient cependant rester actifs au niveau local et régional, où les seuils électoraux sont moins élevés. Ils bénéficient d’un soutien solide dans certaines régions, notamment à Stockholm.
D’autres partis sont également susceptibles de voir leur représentation parlementaire compromise. Le Parti du Centre, les Verts et les Démocrates-chrétiens affichent régulièrement des scores proches des 4 % dans les sondages. Le Parti du Centre et le Parti Vert, appartenant au bloc de gauche, pourraient bénéficier du soutien des électeurs sociaux-démocrates. Les Démocrates-chrétiens, quant à eux, sont moins susceptibles de recevoir un tel soutien, mais leur situation pourrait s’améliorer d’ici aux prochaines élections.
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