La députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, se veut rassurante quant à l’avenir du régime forestier québécois, malgré les doutes soulevés par l’ancienne ministre des Forêts, Maïté Blanchette-Vézina. Alors que cette dernière estimait peu probable l’adoption d’une nouvelle mouture avant les élections générales d’automne 2026, Mme Tardif affirme que le gouvernement est déjà à l’œuvre pour trouver des solutions durables.
La députée souligne l’importance de résoudre les problèmes de prévisibilité qui minent le secteur depuis plusieurs années. Elle copréside actuellement un groupe de travail composé d’une douzaine de députés, dédié aux écosystèmes forestiers. Ce groupe s’attache notamment à atténuer l’impact de la nouvelle taxe de 10 % imposée par le président Trump sur les meubles en bois et autres produits forestiers, une mesure qui pourrait peser lourdement sur l’industrie québécoise.
« Si tout le monde continue à tirer sur sa couverte et que personne ne veut travailler en harmonie et en concertation avec les autres, on n’arrivera à rien », a déclaré Mme Tardif, insistant sur la nécessité d’une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes.
Concernant le projet de loi 97, la députée y voit toujours des éléments positifs, mais reconnaît qu’il a été mal communiqué. Elle déplore le fait qu’il ait été perçu comme favorisant excessivement l’industrie forestière, alors qu’elle assure que toutes les parties ont été consultées.
« On a consulté tout le monde, on a intégré des choses. Par la suite les gens, parce qu’ils n’avaient pas tout eu ce qu’ils voulaient par rapport à leurs demandes, se sont rebellés contre le PL97. Même l’industrie forestière », a-t-elle expliqué, précisant que le principe de la triade – souvent mal interprété – ne visait pas une répartition équitable entre les différents acteurs.
Un nouveau projet de loi est actuellement en préparation, s’appuyant sur les aspects positifs du précédent. Des projets pilotes sont à l’étude, et Mme Tardif insiste sur l’importance d’une approche collaborative : « Il y a des projets pilote qui nous sont proposés. On va regarder ça. C’est sûr qu’on ne peut pas travailler juste à la pièce, avec un ou deux partenaires. On doit travailler tous ensemble. » Le gouvernement cherche également à mettre en place un programme de soutien spécifique pour les entrepreneurs du secteur.
