Home Technologie et scienceQuelles sont les bactéries qui ont survécu à un voyage dans l’espace et sont revenus prêts à protéger la santé

Quelles sont les bactéries qui ont survécu à un voyage dans l’espace et sont revenus prêts à protéger la santé

by Thomas Caron

Publié le 6 octobre 2025 17h06:00. Une étude australienne révèle que la bactérie Bacillus subtilis, essentielle à la santé humaine, peut survivre aux conditions extrêmes d’un lancement spatial, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies pour les missions de longue durée, notamment vers Mars.

  • La bactérie Bacillus subtilis, cruciale pour le système immunitaire et la digestion, a démontré une résistance surprenante aux forces intenses d’un vol spatial.
  • Des chercheurs de l’Université RMIT ont prouvé la capacité de cette bactérie à survivre aux accélérations, à la microgravité et aux décélérations rencontrées lors d’un lancement.
  • Cette découverte est essentielle pour maintenir un microbiote sain chez les astronautes lors de missions spatiales prolongées.

L’exploration spatiale de longue durée exige une attention particulière à la santé humaine, notamment lors de missions vers des destinations lointaines comme Mars. Un enjeu crucial est la préservation du microbiote humain, l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans et sur notre corps et qui jouent un rôle vital dans notre bien-être. Une équipe de chercheurs australiens a récemment apporté un élément de réponse encourageant concernant la survie de l’une de ces bactéries essentielles, Bacillus subtilis, dans l’environnement hostile d’un lancement spatial.

Publiée dans la revue NPJ Microgravity, cette étude démontre que Bacillus subtilis est capable de résister aux conditions extrêmes d’un vol spatial. Cette bactérie est particulièrement importante car elle participe à des fonctions clés de l’organisme humain, notamment l’immunité et la digestion.

Les chercheurs ont soumis des spores de Bacillus subtilis aux contraintes d’un vol suborbital, simulant les forces intenses subies lors du décollage (jusqu’à 13 fois la gravité terrestre), la microgravité pendant plus de six minutes, et les fortes décélérations au retour sur Terre. Les spores ont été transportées dans une capsule spécialement conçue, dotée d’un support microtubulaire imprimé en 3D pour assurer leur protection.

L’analyse en laboratoire, réalisée à l’aide de microscopes électroniques, a confirmé que les spores avaient conservé leur structure et leur capacité de reproduction après le vol.

« Nos recherches ont montré qu’un type important de bactéries pour notre santé peut supporter des changements rapides de gravité, d’accélération et de décélération »,

Elena Ivanova, chercheuse en biophysique et nanobiotechnologie, Université RMIT

Selon l’Université RMIT, Gail Iles, experte en sciences spatiales, souligne que cette recherche améliore notre compréhension de la manière dont la vie peut s’adapter à des environnements hostiles, fournissant des informations précieuses pour les futures missions vers Mars et au-delà.

« Cette recherche améliore notre compréhension de la façon dont la vie peut soutenir des conditions hostiles, fournissant des informations précieuses pour les futures missions à Mars et au-delà. »

Gail Iles, experte en sciences spatiales, Université RMIT

Les scientifiques recommandent de reproduire cette expérience avec d’autres espèces microbiennes et sur des vols de plus longue durée, car l’étude actuelle s’est limitée à une seule espèce et à un voyage suborbital relativement court. Ils estiment que ces recherches pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour la découverte de la vie sur d’autres planètes et inspirer de nouvelles applications en biotechnologie et en médecine.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.