Home SantéQu’est-ce qu’un « bug des vomissements hivernaux » ? Pourquoi les nouvelles variantes entraînent-elles une augmentation des cas aux États-Unis ?

Qu’est-ce qu’un « bug des vomissements hivernaux » ? Pourquoi les nouvelles variantes entraînent-elles une augmentation des cas aux États-Unis ?

by Sophie Martin

Publié le 24 décembre 2025 17:42:00. Une vague de norovirus, exacerbée par l’émergence de nouvelles souches, frappe actuellement plusieurs régions des États-Unis, s’ajoutant à une circulation accrue d’autres virus respiratoires comme la grippe et le COVID-19, mettant les systèmes de santé sous tension à l’approche des fêtes.

  • Le norovirus, responsable de violentes gastro-entérites, se propage rapidement à travers le pays.
  • Une nouvelle sous-variante, GII.17, domine actuellement les cas, avec une augmentation spectaculaire de son incidence.
  • Les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus immunodéprimés sont particulièrement vulnérables et peuvent nécessiter une hospitalisation.

Les États-Unis connaissent une recrudescence de plusieurs maladies infectieuses en cette fin d’année. Le norovirus, communément appelé « virus de l’estomac » ou « grippe intestinale », est en tête de liste, mais la grippe, la coqueluche, la rougeole et le COVID-19 contribuent également à une pression accrue sur les hôpitaux. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont signalé un taux de positivité au norovirus de 9,9 % pour la semaine se terminant le 9 décembre, qui a grimpé à 12,11 % la semaine suivante.

L’épidémie actuelle est alimentée par une nouvelle sous-variante du norovirus, GII.17. Selon les données des CDC, cette souche est passée de 7,5 % de prévalence pendant la saison 2022-2023 à 75,4 % pour la saison 2024-2025. En parallèle, la prévalence de la souche GII.4, auparavant dominante, a considérablement diminué, passant de près de 49 % à 10,7 % sur la même période.

La Californie est particulièrement touchée, avec une augmentation significative des cas dans les comtés de San Francisco et de Los Angeles. D’autres États, notamment le Michigan, le New Jersey, la Caroline du Nord, le Texas, l’Oklahoma, le Colorado, l’Alabama, le Montana et le Wyoming, ont également signalé une hausse des infections, selon les données d’Epic Analysis.

Le norovirus provoque une inflammation de l’estomac et des intestins, se manifestant par des vomissements et de la diarrhée sévères. Bien que la plupart des personnes se rétablissent en un à trois jours, la déshydratation peut être une complication sérieuse, en particulier chez les populations vulnérables. Les symptômes apparaissent généralement entre 12 et 48 heures après l’infection et peuvent inclure des nausées, des douleurs abdominales et, plus rarement, de la fièvre ou des courbatures.

Il n’existe pas de traitement spécifique pour le norovirus. Les recommandations des professionnels de santé se concentrent sur la réhydratation avec des liquides et des électrolytes, une alimentation légère et, surtout, une hygiène rigoureuse. Il est crucial de se laver soigneusement les mains après chaque passage aux toilettes et avant de préparer des aliments. Le désinfectant pour les mains seul n’est pas suffisant pour éliminer le virus. Les personnes infectées doivent éviter de préparer des repas pour les autres pendant plusieurs jours afin de limiter la propagation.

Parallèlement à l’épidémie de norovirus, les cas de COVID-19 sont également en augmentation à l’échelle nationale, avec 31 États signalant une hausse ou une augmentation probable des infections, souvent dues à la variante XFG Stratus. Les experts sanitaires mettent également en garde contre une nouvelle vague de grippe en Europe, provoquée par une version du virus H3N2 apparue cet été.

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