Home MondeQu’ont dit la Russie et la Chine après l’attaque américaine contre le Venezuela et la capture de Nicolas Maduro ?

Qu’ont dit la Russie et la Chine après l’attaque américaine contre le Venezuela et la capture de Nicolas Maduro ?

by Clara Dubois

Une offensive américaine surprise contre le Venezuela a plongé la communauté internationale dans une crise diplomatique aiguë. L’opération, qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, a suscité des réactions contrastées, révélant de profondes divisions entre les grandes puissances.

La Russie a immédiatement condamné les bombardements américains et l’arrestation de Maduro, dénonçant une violation flagrante du droit international. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que « l’hostilité idéologique » avait pris le dessus sur la diplomatie, qualifiant l’opération de « profondément préoccupante et condamnable ». Moscou met en garde contre une déstabilisation accrue de la région.

La Chine, alliée économique et politique clé du régime vénézuélien, n’a pas encore publié de communiqué officiel. Cependant, Pékin a régulièrement exprimé son opposition au déploiement militaire américain dans les Caraïbes et aux sanctions imposées au Venezuela. La veille de l’attaque, Maduro célébrait à Caracas, l’une des zones les plus touchées par les bombardements, « l’union à toute épreuve » entre le Venezuela et la Chine lors d’une rencontre avec Qiu Xiaoqi, envoyé spécial du président Xi Jinping. La diplomatie chinoise avait déjà accusé Washington de violer le droit international et défendu le droit du Venezuela à établir des relations et des accords sans ingérence extérieure.

D’autres alliés de Caracas ont également réagi avec fermeté. L’Iran a « fermement » condamné l’offensive américaine, Cuba a dénoncé un acte de « terrorisme d’État », et la Colombie a immédiatement rejeté les bombardements, demandant une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU. À l’inverse, le président argentin Javier Milei a salué l’arrestation de Maduro.

Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « agression militaire grave » après avoir enregistré des explosions à Caracas et a décrété l’état d’exception. La vice-présidente Delcy Rodríguez a exigé une « preuve de vie » de Maduro.

À ce stade, le sort de Nicolás Maduro reste incertain et les conséquences de cette intervention américaine sur la stabilité régionale sont difficiles à prévoir. La communauté internationale observe attentivement l’évolution de la situation et les prochaines étapes de Washington.

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