Home SantéRapport annuel 2024 AG symptômes non moteurs – DPG e. v.

Rapport annuel 2024 AG symptômes non moteurs – DPG e. v.

by Sophie Martin

De nouvelles données comparatives sur les traitements avancés de la maladie de Parkinson, incluant la stimulation cérébrale profonde et les ultrasons focalisés, ont été publiées. Une étude menée par un groupe d’experts européens révèle des preuves significatives sur l’efficacité relative de ces thérapies, ouvrant la voie à des approches plus personnalisées pour les patients.

Les résultats, issus d’une analyse portant sur plus de 950 patients, comparent les effets moteurs et non moteurs de la stimulation cérébrale profonde (DBS), de la thérapie par ultrasons focalisés guidés par IRM (MRgFUS) et des pompes à médicaments. Ces analyses, achevées au deuxième trimestre 2025, fournissent pour la première fois des preuves de classe IIb d’une comparaison directe entre ces procédures thérapeutiques.

Parallèlement, un nouveau bras thérapeutique évalue la stimulation vagale auriculaire transcutanée (taVNS), une technique de neuromodulation non invasive, avec 40 patients inclus à ce jour. Un premier article sur cette approche a été soumis pour publication, et d’autres sont en préparation. Les chercheurs étudient également l’influence de la symétrie des symptômes moteurs sur la qualité de vie des patients, en collaboration avec le professeur Borghammer de l’université d’Aarhus. Des travaux de suivi se concentrent sur les effets de la stimulation cérébrale profonde sur les symptômes non moteurs de la maladie.

Un autre axe de recherche explore les biomarqueurs d’imagerie pour mieux comprendre le développement et l’évolution des symptômes moteurs et non moteurs. En collaboration avec le professeur Muthuraman de l’université d’Augsbourg, des lésions microvasculaires, notamment dans les réseaux cérébraux non moteurs, sont à l’étude et feront l’objet d’une publication prochaine. L’année dernière, des travaux sur le rôle des études histologiques IRM comme biomarqueurs des résultats de la stimulation cérébrale profonde sur les symptômes non moteurs ont déjà été publiés.

Enfin, le groupe de travail développe de nouvelles échelles d’évaluation. Une échelle pour mesurer la stigmatisation associée à la maladie de Parkinson a été finalisée, et un manuscrit sur l’impact des traitements assistés par appareil sur cette stigmatisation a été soumis. Une autre échelle, destinée à prédire le succès de la stimulation cérébrale profonde, est en cours de développement. En outre, un instrument pour déterminer les indications appropriées des thérapies assistées par appareil a été élaboré en collaboration avec le professeur Teus van Laar, et un article est en préparation.

Le groupe de travail se réunira à nouveau au second semestre 2025. Il est composé de : PD Dr Haidar Dafsari (Hôpital universitaire de Cologne), Prof. Dr. Lars Timmermann (Hôpital universitaire de Giessen et Marburg, Campus de Marburg), Dr Philipp Löhrer (Hôpital universitaire de Giessen et Marburg, Campus de Marburg), Prof. Alfons Schnitzler (Hôpital universitaire de Düsseldorf), Professeur Alexander Storch (Centre médical universitaire de Rostock), Prof. Ulrich Wüllner (Hôpital universitaire de Bonn), PD Dr. Monika Pötter-Nerger (Hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf), Dr Steffen Paschen (Hôpital universitaire Schleswig-Holstein, Campus de Kiel), Dr Lisa Klingelhöfer (Hôpital universitaire de Dresde), Dr Anna Sauerbier (Hôpital universitaire de Cologne et King’s College de Londres), Dr Stefanie Jost (Hôpital universitaire de Cologne) et Prof. K. Ray Chaudhuri (King’s College London), membre correspondant du groupe d’étude sur la maladie de Parkinson non motrice de la Movement Disorders Society.

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