Publié le 2025-11-01 06:03:00. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) signale une transmission active et soutenue du Mpox dans 17 pays africains, tout en observant la propagation de nouvelles variantes en Europe et en Amérique du Nord. Malgré une baisse globale des cas, la vigilance reste de mise, notamment pour les populations à risque.
- Une transmission active du Mpox est en cours dans 17 pays africains depuis six semaines.
- De nouvelles souches du virus, dont le clade Ib, ont été détectées en Europe et en Asie.
- L’OMS recommande la vaccination des personnes à risque et le suivi des contacts.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment publié un rapport mettant en évidence une situation préoccupante concernant le Mpox en Afrique. Plus de 80 % des cas signalés en septembre se concentrent sur le continent africain, bien que le nombre global de cas soit en baisse depuis mai, principalement grâce à une diminution des infections en République démocratique du Congo et au Libéria. Cependant, des augmentations de cas sont observées dans d’autres pays, notamment la Sierra Leone.
Au total, 17 pays africains signalent des infections persistantes au sein de la population. En 2025, près de 40 000 cas ont été enregistrés dans les pays africains touchés et 178 décès clairement identifiés par le Mpox.
Parallèlement, des cas de la souche Ib (MPXV) du virus Mpox ont été identifiés pour la première fois depuis le dernier rapport de l’OMS aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne, en Malaisie et en Namibie. Cette découverte est d’autant plus préoccupante qu’elle coïncide avec la propagation de cette même souche dans les pays africains touchés.
Plusieurs pays, dont l’Italie, la Malaisie, les Pays-Bas, le Portugal, l’Espagne et les États-Unis, ne présentent pas seulement des cas importés, mais également des infections locales, ce qui suggère une transmission communautaire.
L’OMS recommande la vaccination pour les personnes particulièrement à risque, notamment celles ayant eu des contacts directs avec des personnes infectées, ainsi que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et changeant fréquemment de partenaire. Le suivi des contacts, l’information sur les risques et, si nécessaire, la mise en quarantaine sont également préconisées.
Bien que l’OMS ait levé l’urgence mondiale liée au Mpox en septembre 2025, en raison d’une diminution des infections dans les pays africains les plus touchés, la situation reste préoccupante. Le chef de l’OMS a souligné que la vigilance est toujours nécessaire.
La propagation du virus dans plusieurs pays européens ces dernières semaines – Espagne, Pays-Bas et Portugal – et la preuve d’une transmission locale dans plusieurs pays soulignent la possibilité d’une réémergence du virus en Suisse. Si des cas importés ne sont pas détectés rapidement, une infection locale pourrait également se produire.
