Publié le 27 novembre 2025 18:21:00. Les perspectives de croissance économique du Royaume-Uni sont assombries par des vents contraires sur la scène internationale, notamment une augmentation des droits de douane et des restrictions commerciales, selon les dernières prévisions de l’Office for Budget Responsibility (OBR).
- L’OBR prévoit un ralentissement de la croissance du commerce mondial, passant de 3,7 % en 2024 à 2,3 % en 2026.
- Les nouveaux accords commerciaux avec l’Union européenne et l’Inde n’ont pas encore été intégrés aux prévisions en raison d’un manque de détails.
- Les guerres commerciales sont considérées comme un frein majeur à la croissance, en particulier pour une économie ouverte comme celle du Royaume-Uni.
Les prévisions de l’OBR, présentées jeudi par son président Richard Hughes lors d’un événement de la Resolution Foundation, soulignent une détérioration de l’environnement commercial mondial. L’augmentation des droits de douane américains et la multiplication des restrictions commerciales pèsent sur la productivité et freinent les perspectives de croissance du Royaume-Uni.
Selon M. Hughes, c’est la première fois de sa carrière que le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une diminution du commerce en proportion du produit intérieur brut (PIB) au cours des cinq prochaines années.
« Les guerres commerciales sont une très mauvaise chose pour tout le monde, en particulier pour une économie ouverte comme le Royaume-Uni, qui dépend beaucoup du commerce comme moteur de croissance. »
Richard Hughes, président de l’OBR
L’OBR a estimé que la ratification de l’accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Inde pourrait augmenter le PIB réel de 0,13 % d’ici 2040, conformément à l’évaluation d’impact du gouvernement. Cependant, cet espoir est tempéré par le contexte global. Les négociations concernant le partenariat stratégique Royaume-Uni-UE et le programme de mobilité des jeunes sont toujours en cours, et leurs impacts économiques et fiscaux potentiels ne peuvent être évalués avec précision pour l’instant.
L’OBR a précisé qu’il réexaminera l’inclusion de ces impacts dans ses prévisions dès que les détails des accords auront été finalisés, publiés et approuvés par l’UE et le Royaume-Uni. Cette approche est standard pour l’évaluation des conséquences économiques et fiscales des accords commerciaux internationaux.
Rachel Reeves, figure de proue de l’opposition, avait fondé de grands espoirs sur le commerce pour stimuler la croissance, mais ces évaluations constituent une déception. L’environnement commercial mondial actuel, caractérisé par des vents contraires croissants, représente un défi majeur pour les ambitions économiques du Royaume-Uni.

