Publié le 13 décembre 2025 à 07h00. L’administration américaine exerce une pression croissante sur les pays européens pour qu’ils participent au déploiement d’une force internationale de stabilisation à Gaza, conditionnant le retrait des troupes israéliennes à leur engagement. Parallèlement, une tempête hivernale aggrave la situation humanitaire déjà désastreuse dans la bande de Gaza.
- Washington conditionne le retrait israélien à l’envoi de forces européennes à Gaza ou à un soutien financier aux pays qui y contribuent.
- Un général américain pourrait être nommé à la tête de la Force internationale de stabilisation (FIS).
- Une tempête violente frappe Gaza, causant des morts et aggravant les conditions de vie des populations déplacées.
Selon des informations rapportées par Axios, l’administration Trump a clairement indiqué aux pays européens que leur participation à la FIS était une condition préalable au retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza. Le message adressé aux diplomates européens est sans ambiguïté : « Si vous n’êtes pas prêts à aller à Gaza, ne vous plaignez pas du fait que l’armée israélienne y reste », a déclaré une source américaine. Cette condition suscite des tensions, car certains pays européens hésitent à s’engager militairement dans la région.
Washington envisage de confier le commandement de la FIS à un général américain. Le général de division Jasper Jeffers, commandant des forces spéciales du CENTCOM, est actuellement considéré comme le candidat le plus probable. Sa nomination marquerait une implication accrue des États-Unis dans la sécurisation et la reconstruction de Gaza, un processus décrit par les responsables comme « l’une des initiatives politico-civiles-militaires américaines les plus complètes des 20 dernières années ». L’administration Trump insiste toutefois sur le fait qu’aucun soldat américain ne sera déployé sur le terrain.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que les préparatifs du Conseil de paix à Gaza se poursuivent. Elle a déclaré que des annonces seraient faites « au moment opportun », sans préciser de date pour la publication de la liste des membres du Conseil ou pour le déploiement de la FIS.
« Actuellement, une planification silencieuse se fait en coulisses pour la deuxième phase de l’accord de paix à Gaza. Lorsque le Conseil de la paix sera prêt à annoncer au public les déclarations sur la Force internationale de stabilisation et le gouvernement technocratique palestinien, nous ferons ces déclarations au moment opportun. »
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche
Parallèlement aux enjeux politiques et sécuritaires, la situation humanitaire à Gaza continue de se détériorer. Après deux ans de conflit et un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, les Palestiniens tentent de reconstruire leurs vies dans des conditions extrêmement précaires. La récente tempête Byron a aggravé leur situation, causant la mort d’au moins 14 personnes. Les équipes de la défense civile ont rapporté que cinq personnes sont décédées suite à l’effondrement d’une maison abritant des civils déplacés dans le nord de Gaza, tandis qu’un bébé et une fillette de 9 ans sont morts de froid dans des camps de réfugiés.
Selon les Nations Unies, Gaza est confrontée à l’une des crises humanitaires les plus graves de ces dernières années. Des milliers de familles luttent pour se protéger du froid et de la pluie dans des tentes transformées en bourbier. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a qualifié les effets de la tempête de « critiques », estimant qu’environ 795 000 Palestiniens déplacés sont exposés à des risques d’inondations et d’hypothermie. Nations Unies