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Réponse du gouvernement cubain au cas des enfants dormant dans les jardins d’un hôtel de La Havane

by Clara Dubois

Publié le 24 octobre 2025 10:34:00. Des images choquantes d’enfants dormant dans les jardins d’un hôtel de La Havane ont mis en lumière la précarité croissante à Cuba, forçant le gouvernement à reconnaître un problème de pauvreté infantile qu’il avait jusqu’alors minimisé.

  • Des enfants cubains, issus de familles en difficulté, ont été photographiés dormant à l’extérieur de l’hôtel Gran Muthu Habana, un établissement de luxe à Miramar.
  • L’affaire, devenue virale sur les réseaux sociaux, a révélé la lenteur de la réaction des autorités et le manque de ressources allouées à la protection de l’enfance.
  • Le gouvernement cubain tente d’attribuer la situation à un manque de responsabilité parentale, mais des facteurs socio-économiques plus profonds sont pointés du doigt.

La publication de photos montrant plusieurs enfants dormant dans les jardins de l’hôtel Gran Muthu Habana, situé dans le quartier exclusif de Primera et 70 à Miramar, a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. L’affaire a contraint le régime cubain à admettre une réalité qu’il s’efforce habituellement de dissimuler : l’extrême pauvreté et le manque de soutien institutionnel auxquels sont confrontés des centaines d’enfants à travers l’île.

Selon Nouvelles des étoiles, les enfants concernés provenaient de « familles dysfonctionnelles ». Des poursuites pénales ont été engagées contre leurs parents pour « manquement à leur responsabilité parentale ». Cependant, les reportages télévisés ont mis en évidence la lenteur de la réponse de l’État. Les institutions chargées de la protection de l’enfance n’ont agi qu’une fois que l’affaire a pris de l’ampleur sur Internet.

La directrice de l’hôtel a confirmé avoir alerté les autorités pendant des mois, sans obtenir de réponse. Ce n’est qu’après le tollé public qu’une équipe gouvernementale s’est rendue sur place, visitant des écoles et des foyers pour enfants. Les autorités ont reconnu que la situation s’était « aggravée depuis le début de l’été ».

Le gouvernement a tenté de minimiser le problème en le présentant comme un cas isolé de discipline familiale, imputant la situation à « l’irresponsabilité des tuteurs ». Mais les faits révèlent des causes plus profondes : un manque criant de travailleurs sociaux, l’incapacité des écoles à détecter les absences prolongées et, surtout, la précarité économique qui pousse les enfants à mendier de la nourriture ou de l’argent dans la rue.

Des habitants du quartier ont témoigné que les enfants s’approchent fréquemment des touristes pour leur demander « un peso ou un dollar pour manger ». Cette scène, de plus en plus courante dans les zones touristiques de La Havane, illustre le désespoir croissant des familles cubaines.

Les cas de mendicité, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes, reflètent les inégalités croissantes et le désespoir des familles qui luttent pour survivre dans des conditions inhumaines. Cette situation contraste fortement avec la priorité accordée par le régime aux investissements hôteliers et aux projets touristiques contrôlés par GAESA (Grupo de Administración Empresarial S.A.).

Cuba se présente sur la scène internationale comme un défenseur des droits de l’enfant, mais la réalité sur le terrain contredit ce discours officiel. L’absence de politiques d’assistance sociale efficaces et la détérioration de la situation économique ont créé un environnement dans lequel des enfants vulnérables se retrouvent à errer dans les rues la nuit, à dormir dans les parcs ou, comme dans ce cas précis, dans les jardins d’un hôtel de luxe.

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