Publié le 11 novembre 2025 18:45:00. Rodrigo Paz a pris ses fonctions de président de la Bolivie ce samedi, mettant fin à deux décennies de gouvernements socialistes alors que le pays est confronté à sa plus grave crise économique depuis quarante ans.
- Rodrigo Paz a prêté serment au palais législatif bolivien en présence de délégations internationales.
- L’inflation en Bolivie a atteint 19 % en octobre 2025, après un pic à 25 % en juillet.
- Le nouveau président a promis de réduire les subventions aux carburants et de mettre en œuvre une politique économique axée sur la formalisation et la réduction des impôts.
La Bolivie entre dans une nouvelle ère politique avec l’investiture de Rodrigo Paz, 58 ans, fils de l’ancien président Jaime Paz (1989-1993). Sa prise de pouvoir marque une rupture nette avec les vingt années de gouvernements socialistes qui ont précédé, une période qui s’achève dans un contexte de crise économique sévère. Le nouveau chef de l’État a été accueilli par des applaudissements au palais législatif, en présence de membres de l’assemblée et de représentants de la communauté internationale.
La cérémonie d’investiture s’est déroulée sous une pluie battante dans la capitale bolivienne. La place principale, où se trouvent le Palais du Gouvernement et le Parlement, était fortement sécurisée par les forces de l’ordre. Rodrigo Paz a prêté serment en prononçant les mots suivants :
« Dieu, famille et pays : oui, je le jure ! »
Rodrigo Paz, président de la Bolivie
Le serment a été administré par son vice-président, Edmand Lara, un ancien policier.
Élu au second tour en octobre avec le Parti chrétien-démocrate, le nouveau président hérite d’une situation économique alarmante. Le pays souffre d’une pénurie de dollars et de carburant, conséquence directe de la politique de subventions universelles à l’essence et au diesel menée par le gouvernement sortant de Luis Arce. Ce dernier a épuisé la quasi-totalité des réserves de change pour maintenir ces subventions.
Pour faire face à cette crise, Rodrigo Paz a annoncé son intention de réduire de plus de moitié les subventions aux carburants et de lancer un programme qu’il qualifie de « capitalisme pour tous ». Ce programme vise à formaliser l’économie, à simplifier les procédures administratives et à alléger la pression fiscale.
Plus de cinquante délégations internationales ont assisté à la cérémonie d’investiture, qui s’est tenue à 3 600 mètres d’altitude. Parmi les personnalités présentes figuraient le vice-chancelier nord-américain Christopher Landau, ainsi que les présidents Gabriel Boric (Chili), Javier Milei (Argentine) et Yamandú Orsi (Uruguay).
(ct (afp, efe))
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