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Rubio says Cuba is threat to US as Havana accuses him of ‘lies

by Clara Dubois
L'offre des 100 millions de dollars et le blocage de GAESA

Le secrétaire d’État Marco Rubio a proposé, lors de la Journée de l’indépendance cubaine, une aide de 100 millions de dollars en nourriture et médicaments pour le peuple cubain. Cette offre, conditionnée par l’exclusion du conglomérat militaire GAESA, a été fermement rejetée par La Havane, qui accuse Rubio de mentir.

L’offre des 100 millions de dollars et le blocage de GAESA

Dans un message vidéo diffusé en espagnol, Marco Rubio a tenté d’établir un lien direct avec la population cubaine, contournant ainsi les structures de pouvoir officielles. Le secrétaire d’État a imputé les pénuries alimentaires et les coupures d’électricité massives à la corruption des dirigeants de l’île, affirmant que ceux-ci ont « pillé des milliards de dollars » sans jamais investir pour le bien du peuple. L’administration Trump propose une aide humanitaire ciblée, mais assortie d’une condition stricte : l’exclusion totale de GAESA. Ce conglomérat contrôlé par l’armée est un acteur central de l’économie cubaine, avec des actifs estimés à 18 milliards de dollars et un contrôle d’environ 70 pour cent de l’économie nationale, selon des informations rapportées par Newsweek.

“Le président Trump propose une nouvelle relation entre les États-Unis et Cuba. Mais elle doit être directe avec vous, le peuple cubain, et non avec GAESA.”

L'offre des 100 millions de dollars et le blocage de GAESA
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Marco Rubio, secrétaire d’État Pour garantir que l’aide ne soit pas détournée, Rubio a précisé que les 100 millions de dollars destinés aux médicaments et à la nourriture devraient être distribués par l’Église catholique ou d’autres organisations caritatives dignes de confiance. Cette stratégie souligne la volonté de Washington de traiter avec la société civile plutôt qu’avec l’appareil militaire cubain, considéré comme l’obstacle principal à tout règlement.

La riposte de La Havane et l’inculpation de Raúl Castro

La réaction du gouvernement cubain a été immédiate et acerbe. L’ambassade de Cuba aux États-Unis a qualifié les déclarations du secrétaire d’État de mensonges, accusant Washington d’exercer une cruauté systématique envers l’île. Le président Miguel Díaz-Canel a rejeté l’aide conditionnelle, affirmant que la situation humanitaire est induite et calculée. Pour lui, la solution ne réside pas dans des dons ponctuels, mais dans la levée ou l’assouplissement du blocus américain.

“La raison pour laquelle le secrétaire d’État des États-Unis ment si répétitivement et sans scrupules quand il se réfère à Cuba et tente de justifier l’agression à laquelle il soumet le peuple cubain n’est pas l’ignorance ou l’incompétence. Il sait parfaitement qu’il n’y a aucune excuse pour une agression aussi cruelle et impitoyable.”

La riposte de La Havane et l'inculpation de Raúl Castro
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Ambassade de Cuba aux États-Unis Cette tension diplomatique a atteint un sommet quelques heures après le message de Rubio, lorsque l’administration Trump a annoncé des accusations criminelles contre l’ancien président Raúl Castro, aujourd’hui âgé de 94 ans. Cette action judiciaire, attendue depuis plus de 30 ans, transforme une dispute diplomatique en un affrontement juridique direct avec l’ancienne élite dirigeante de Cuba.

De l’opposition sénatoriale à la diplomatie mondiale

Rubio says Cuba is threat to US as Havana accuses him of 'lies'
Ce positionnement offensif envers Cuba s’inscrit dans une mutation profonde du rôle de Marco Rubio. Ancien sénateur connu pour sa rhétorique dure, il assume désormais sa fonction de chef diplomate. Lors d’un entretien avec NBC News relayé par state.gov, Rubio a admis que si ses convictions sur les droits de l’homme restent inchangées, sa mission est désormais d’exécuter la politique étrangère du président. Cette approche pragmatique s’est manifestée par sa présence en Chine, malgré des sanctions passées. Rubio a insisté sur le fait qu’il serait irresponsable pour les deux plus grandes économies mondiales de ne pas maintenir un dialogue direct. Il a notamment évoqué la nécessité pour les États-Unis de lutter contre la désindustrialisation, citant l’exemple des batteries au lithium — une invention américaine dont la Chine domine désormais le marché. Le rayonnement international de Rubio s’est également étendu au Vatican, où il a rencontré le pape Léon XIV. Cette visite intervient dans un contexte délicat, marqué par des commentaires critiques du président Trump envers le pontife, soulignant la position d’équilibriste du secrétaire d’État entre la loyauté envers son chef et les exigences de la diplomatie mondiale.

L’ambition politique et l’ombre de 2028

L'ambition politique et l'ombre de 2028
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Au-delà de ses dossiers diplomatiques, chaque apparition publique de Marco Rubio est désormais scrutée sous l’angle de ses ambitions futures. Un clip viral diffusé lors d’un briefing à la Maison Blanche a récemment relancé les spéculations sur une éventuelle candidature à la présidence en 2028. Dans cette séquence, Rubio a décrit l’Amérique comme une « histoire d’amélioration perpétuelle », affirmant que chaque génération laisse la suivante plus libre et plus prospère. Cette communication, largement relayée sur les réseaux sociaux et soutenue par des vidéos de campagne produites par son équipe, montre un homme qui prépare son image pour l’après-Trump. Selon Fox News, bien que JD Vance reste le favori potentiel pour la nomination républicaine de 2028, Rubio gagne un élan significatif grâce à sa visibilité mondiale. Le parcours de Rubio est, en soi, un symbole politique. Comme le rappelle The Biography Bytes, il est le premier Latino à occuper les postes de secrétaire d’État et de conseiller à la sécurité nationale par intérim (nommé en mai 2025). Confirmé à son poste le 20 janvier 2025 après une nomination le 13 novembre 2024, il incarne une ascension rapide depuis ses débuts à la Chambre des représentants de Floride en 2000. Entre la gestion des crises à Cuba, la compétition industrielle avec la Chine et la construction d’un héritage politique, Marco Rubio ne se contente plus d’être l’exécuteur de la politique de Donald Trump. Il s’impose comme une figure centrale du GOP, utilisant la scène internationale pour valider sa stature de futur leader national.

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