Publié le 24 octobre 2023. L’entrée à l’université est une période de grands changements, et la fatigue extrême ressentie par une étudiante peut signaler un problème de santé, un mal-être psychologique ou des difficultés d’adaptation sociale. Le Dr Phil Kieran donne des conseils pour aider les parents à décrypter cette situation.
- La fatigue peut être liée à l’adaptation à une nouvelle routine, aux trajets et à l’intensité des études.
- Il est important d’aborder les aspects médicaux, émotionnels et sociaux de la situation.
- Une communication ouverte et un soutien parental sont essentiels pour aider l’étudiante à surmonter cette période de transition.
Une mère s’inquiète de la fatigue constante de sa fille depuis qu’elle a commencé l’université le mois dernier. Les longs trajets et les cours tout au long de la journée expliquent en partie cet état, mais la situation s’aggrave : l’étudiante affirme ne plus avoir l’énergie de manger et se couche directement après son retour à la maison. Face à cette situation, que faire ?
Le Dr Phil Kieran souligne que cette question nécessite une approche globale, tenant compte de multiples facteurs. Il évoque le modèle biopsychosocial, couramment utilisé en médecine générale, qui prend en compte les aspects médicaux, émotionnels et sociaux de la santé.
Sur le plan médical, la fatigue est un symptôme très fréquent aux causes multiples. Il est possible que l’organisme de la jeune femme s’adapte simplement à une nouvelle routine, avec des déplacements matinaux, des trajets quotidiens et un rythme d’études soutenu. Il est donc primordial de s’assurer qu’elle bénéficie d’un sommeil suffisant, même si cela peut s’avérer difficile pour un étudiant. Si la fatigue persiste malgré un sommeil adéquat, ou si d’autres symptômes inquiétants apparaissent, comme une pâleur excessive ou une perte de poids, une consultation médicale avec des analyses sanguines s’impose.
L’aspect psychologique est également crucial. L’entrée à l’université représente une transition majeure, où l’étudiant doit assumer l’entière responsabilité de ses études, explorer ses centres d’intérêt et souvent, comme c’est le cas pour cette jeune fille, effectuer de longs trajets. Ces changements peuvent engendrer de l’anxiété ou de la dépression. Il est donc essentiel d’encourager un dialogue ouvert avec sa fille pour comprendre ses émotions et ses difficultés.
Le Dr Kieran met en garde contre une idée reçue : certains étudiants pensent qu’ils ne doivent pas demander d’aide, car ils sont censés être autonomes et capables de surmonter les obstacles. Il est important de valoriser cette autonomie, mais aussi de reconnaître les limites du stress que les jeunes peuvent supporter. Les services de santé universitaires proposent souvent un soutien psychologique précieux pour aider les étudiants à s’adapter à leur nouvelle vie.
Enfin, l’aspect social ne doit pas être négligé. La vie universitaire peut être intense, surtout en début d’année, avec de nombreux événements et une ambiance festive. Cela peut conduire à un mode de vie déséquilibré, avec des conséquences négatives sur l’humeur, l’énergie et même la digestion. Il est important d’en discuter avec sa fille, si possible.
Pour pallier son manque d’appétit dû à la fatigue, une solution simple consiste à préparer à l’avance des repas nutritifs et faciles à emporter. Cela lui permettra de se nourrir correctement pendant la journée, sans avoir à se soucier de cuisiner.
En conclusion, le Dr Kieran insiste sur l’importance d’une relation ouverte et soutenante avec son enfant. Il faut lui montrer qu’elle peut se confier et, espérons-le, que la situation s’améliorera progressivement à mesure qu’elle s’adaptera à sa nouvelle routine et à son nouveau mode de vie.
Si vous avez une question pour le Dr Phil Kieran, veuillez l’envoyer à [email protected].
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