Une installation artistique immersive, « Sa propre chambre : à l’intérieur de Kaboul », offre un aperçu poignant de la vie des femmes et des filles afghanes depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021. L’œuvre, née d’un podcast primé, utilise un décor domestique trompeur pour révéler les restrictions croissantes imposées à la population féminine.
L’expérience débute dans un espace évoquant l’hospitalité traditionnelle afghane : coussins moelleux, tapis luxueux, porcelaine délicate. Mais l’atmosphère se transforme rapidement. Au fur et à mesure que le récit progresse, l’espace semble se rétrécir, la lumière extérieure s’éteint et les témoignages deviennent plus sombres, illustrant le confinement auquel sont confrontées les femmes afghanes et le manque d’accès à l’éducation.
Caroline Gillet, co-créatrice de l’installation, explique que celle-ci s’inspire directement des récits de Raha et Marwa, deux femmes afghanes qui ont partagé leurs expériences dans le podcast « Inside Kabul » après l’arrivée des talibans au pouvoir. « Nous entendons également l’artiste afghane en exil, Kubra Khademi, responsable de la conception de la production de l’installation. Elle nous raconte comment ses peintures, poésies et céramiques expriment la résistance des femmes et des jeunes filles afghanes du Xe siècle à nos jours », précise Gillet.
Khademi utilise son art pour donner une voix à celles qui sont réduites au silence. « Mes œuvres sont un témoignage de la force et de la résilience des femmes afghanes à travers l’histoire », explique-t-elle. L’installation vise ainsi à sensibiliser le public aux réalités vécues par les femmes et les filles en Afghanistan et à mettre en lumière leur lutte pour l’autonomie et l’éducation.
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