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Sécurité et efficacité Vaccines covidés aux Pays-Bas

by Sophie Martin

Publié le 27 septembre 2025 20h04. Une analyse approfondie des données néerlandaises sur la mortalité et la vaccination révèle des conclusions surprenantes concernant l’impact réel de la pandémie de Covid-19 et l’efficacité des vaccins, remettant en question certaines estimations initiales.

  • Les prédictions initiales de l’OMS et du RIVM concernant le nombre de décès liés au Covid-19 se sont avérées largement surestimées.
  • L’étude suggère que l’excès de mortalité inexpliqué survenu après le début de la campagne de vaccination pourrait être significatif et nécessite une analyse plus approfondie.
  • L’efficacité des vaccins, notamment pendant la vague Delta, semble plus limitée que ce qui avait été initialement anticipé.

Une nouvelle étude, menée par Herman Steigstra et Anton Theunissen, examine de près les chiffres officiels néerlandais pour évaluer la sécurité et l’efficacité des vaccins contre le Covid-19. Le rapport, disponible en PDF, propose une analyse détaillée de la mortalité et de ses liens avec la pandémie et la vaccination.

Au début de la pandémie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait émis des prévisions alarmantes, estimant un taux de mortalité (CFR) de 3,4%, tandis que le professeur Van Dissel, aux Pays-Bas, prévoyait même un chiffre de 5%. L’estimation initiale du taux de mortalité par infection (IFR) était de 0,9%, ce qui aurait signifié 160 000 décès pour les Pays-Bas. Le professeur Van Dissel avait même avancé le chiffre de 900 000 décès potentiels. La réalité s’est avérée bien différente : selon le RIVM (Institut national de la santé publique et de l’environnement), 22 000 Néerlandais sont finalement décédés du Covid-19, soit seulement 12% des prévisions initiales. Les statistiques néerlandaises (CBS) ont quant à elles enregistré plus de 51 000 décès.

L’étude souligne que le Covid-19 était, en termes de nombre de décès, comparable à une forte épidémie de grippe, comme celle de 2018. Cependant, une différence cruciale réside dans la manière dont les décès ont été enregistrés. Dans le cas de la grippe, seuls 1 207 décès ont été directement attribués au virus, tandis qu’avec le Covid-19, tous les décès où le virus a joué un rôle, même mineur, ont été comptabilisés comme des décès dus au Covid-19.

Les auteurs du rapport décrivent le Covid-19 comme agissant principalement comme un “dernier coup porté à la santé” des personnes déjà vulnérables en raison de problèmes de santé sous-jacents. Ce phénomène explique le “sous-pastique” observé après les vagues épidémiques : les personnes qui décèdent pendant une vague auraient probablement succombé à leur condition préexistante dans les mois suivants. Ils ont développé un modèle basé sur ce principe, qui s’est avéré précis pour prédire l’évolution de la mortalité après les vagues de grippe de 2017 et 2018, ainsi que la première vague de Covid-19.

Un excès de mortalité inexpliqué a débuté en mars 2021, coïncidant avec le lancement de la campagne de vaccination. Contrairement à la diminution de la mortalité attendue grâce à la vaccination, la mortalité a augmenté, atteignant environ 13 000 décès par an, soit le double de celle observée pendant la première saison de Corona. Cet excès de mortalité s’élève désormais à 60 000 cas et persiste à ce jour, représentant environ 300 000 années de vie perdues (en supposant une moyenne de 5 ans de vie par décès).

L’analyse de l’efficacité de la vaccination révèle des résultats mitigés. Au début de 2021, les vaccins devaient faire face à une immunité naturelle déjà présente dans la population. Les données du CBS montrent qu’en mars 2021, les personnes vaccinées étaient environ 50% plus susceptibles de décéder du Covid-19 que les personnes non vaccinées, ce qui correspond aux avertissements selon lesquels la protection vaccinale n’était pas optimale dans les premières semaines. Pendant la vague Delta à l’automne 2021, 75% des décès liés au Covid-19 concernaient des personnes vaccinées, malgré un taux de vaccination d’environ 80%. Plus de personnes vaccinées sont décédées pendant la vague Delta (5 874) que lors de la première vague, où personne n’était vacciné. Cela suggère une efficacité vaccinale d’environ 25%, permettant d’éviter environ 1 500 décès (soit 750 années de vie).

Les auteurs concluent que, même si seulement 0,25% de ces années de vie perdues pouvaient être attribuées à la vaccination, les dommages potentiels dépasseraient les bénéfices. Ils soulignent que l’impact du Covid-19 en termes d’années de vie saines perdues a été relativement faible, tandis que l’efficacité des vaccins semble limitée et pourrait même être liée à l’excès de mortalité inexpliqué. Ils appellent à une analyse indépendante plus approfondie pour déterminer la causalité de cet excès de mortalité et à une meilleure évaluation du rapport risque-bénéfice de la vaccination Covid-19 par groupe d’âge.

Le rapport recommande que la vaccination soit envisagée principalement pour les personnes âgées, tout en reconnaissant que les personnes les plus vulnérables pourraient ne pas en bénéficier. Une analyse des risques par groupe d’âge est nécessaire pour déterminer qui est et n’est pas éligible à la vaccination.

Les auteurs plaident pour une réévaluation de la politique de vaccination, en tenant compte des risques et des avantages pour chaque groupe d’âge, dans le contexte de l’impact réel du Covid-19 et des effets indésirables observés depuis le début de la campagne de vaccination.

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