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Sensibilité non coeliaque au gluten/blé : une personne sur dix sans maladie cœliaque ni allergie au blé est touchée

Publié le 2024-10-26 10:00:00. Une revue d'études internationales révèle qu'une sensibilité au blé ou au gluten, distincte de la maladie cœliaque, touche plus de 10 % de la population mondiale, en particulier les femmes et les personnes souffrant…

Sensibilité non coeliaque au gluten/blé : une personne sur dix sans maladie cœliaque ni allergie au blé est touchée

Publié le 2024-10-26 10:00:00. Une revue d’études internationales révèle qu’une sensibilité au blé ou au gluten, distincte de la maladie cœliaque, touche plus de 10 % de la population mondiale, en particulier les femmes et les personnes souffrant de troubles psychologiques ou digestifs.

  • Environ 1 personne sur 10 déclare des symptômes après avoir consommé du gluten ou du blé, même sans diagnostic d’intolérance.
  • La prévalence de cette sensibilité varie considérablement d’un pays à l’autre, allant de 0,7 % au Chili à 36 % en Arabie saoudite.
  • Les symptômes les plus courants sont les ballonnements, l’inconfort abdominal, la fatigue et, plus rarement, la diarrhée ou la constipation.

Une sensibilité non coeliaque au gluten ou au blé (SNCGW) est de plus en plus souvent évoquée par les patients, mais reste un phénomène mal compris par la communauté médicale. Une vaste analyse, publiée dans la revue Gut, a examiné les données de 25 études menées dans 16 pays, impliquant près de 49 500 participants, afin d’évaluer la prévalence et les caractéristiques de cette condition.

Les chercheurs ont constaté une prévalence globale de la SNCGW de 10,3 %. Cependant, cette proportion fluctue considérablement selon les régions géographiques. Les disparités observées pourraient être liées à des différences dans les critères diagnostiques, les facteurs environnementaux ou encore des variations réelles entre les populations.

L’étude souligne également que de nombreux individus adoptent un régime sans gluten de leur propre initiative, afin de soulager des symptômes gastro-intestinaux ou d’autres maux tels que la fatigue et les maux de tête, souvent sans l’avis d’un professionnel de santé. Les symptômes rapportés par les personnes souffrant de SNCGW s’améliorent généralement avec l’éviction du gluten ou du blé, et réapparaissent lors de sa réintroduction.

Contrairement à la maladie cœliaque et à l’allergie au blé, la SNCGW ne présente pas de marqueurs biologiques spécifiques permettant un diagnostic précis. Le diagnostic repose donc principalement sur l’exclusion d’autres pathologies et sur l’observation de l’évolution des symptômes en fonction de l’alimentation.

Les auteurs de l’étude insistent sur la nécessité de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la SNCGW, notamment en explorant le rôle de l’axe intestin-cerveau. Ils préconisent la mise en place de critères diagnostiques basés sur les symptômes, afin d’améliorer la prise en charge des patients et d’éviter des restrictions alimentaires inutiles.

(ac/BIERMANN)

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.