Publié le 24 septembre 2024 à 16h35. Le géant de la fast fashion Shein est visé par une enquête des autorités françaises après la découverte sur son site de poupées à l’apparence enfantine jugées à caractère pédopornographique. Cette affaire survient quelques jours avant l’ouverture de la première boutique physique de l’enseigne à Paris.
- La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a signalé Shein aux procureurs français et à l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.
- Les poupées incriminées ont été retirées du site de Shein dès la prise de conscience du problème, selon l’entreprise.
- Shein affirme enquêter sur les failles de son système de contrôle qui ont permis la mise en ligne de ces produits.
C’est une affaire qui ternit l’image de Shein, le géant chinois de la mode en ligne, à l’approche d’un événement clé : l’ouverture de sa première boutique permanente dans le monde, prévue dans un grand magasin parisien. La DGCCRF a dénoncé l’entreprise pour la vente de poupées dont la description et la catégorisation en ligne laissaient présager un contenu pédopornographique.
Selon la DGCCRF, il était « difficile de douter du caractère pédopornographique du contenu » proposé. L’organisme a immédiatement transmis son signalement aux autorités judiciaires et à l’Arcom, chargée de la régulation de l’internet et de la radiodiffusion en France.
Contacté par la BBC, Shein a réagi en affirmant avoir retiré les produits concernés dès qu’ils ont été identifiés.
« Les produits en question ont été immédiatement radiés de la liste dès que nous avons pris conscience de ces graves problèmes. »
Shein
L’entreprise a également indiqué que son équipe « enquêtait sur la façon dont ces inscriptions ont contourné nos mesures de contrôle » et qu’elle menait un « examen complet pour identifier et supprimer tout article similaire qui pourrait être répertorié sur notre marché par d’autres fournisseurs tiers ».
Cette affaire intervient alors que Shein est confronté à des critiques croissantes concernant ses pratiques commerciales, notamment en matière de conditions de travail et d’impact environnemental. L’ouverture de sa boutique parisienne était perçue comme une tentative de l’entreprise de se rapprocher de ses clients européens et d’améliorer son image.
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