Home DivertissementShell review – Elisabeth Moss gets Substance-d by Kate Hudson in schlocky curio | Horror films

Shell review – Elisabeth Moss gets Substance-d by Kate Hudson in schlocky curio | Horror films

by Antoine Girard

Le nouveau film d’horreur Shell, présenté au Festival international du film de Toronto en septembre 2023, accumule les scènes chocs sans parvenir à captiver, malgré un casting prometteur mené par Elisabeth Moss et Kate Hudson. L’œuvre peine à trouver son identité et souffre d’une comparaison défavorable avec un film similaire sorti quelques mois plus tôt.

Le film ne manque pas d’images fortes. On y voit Kate Hudson, dans le rôle d’une PDG de bien-être sulfureuse, forcer Elisabeth Moss à se masturber avec un vibromasseur géant tout en l’obligeant à se regarder dans un miroir. L’ouverture du film est tout aussi saisissante : l’ancienne Showgirl Elizabeth Berkley se mutile les mains, tentant d’arracher des coquilles qui poussent sur sa peau, avant d’être sauvagement assassinée. Plus tard, Hudson sert à ses invités un dîner composé de sa propre peau exfoliée, et Kaia Gerber se transforme en un immense homard…

Pourtant, malgré ces éléments potentiellement décalés et amusants, Shell manque de mordant. Le réalisateur, l’acteur Max Minghella, semble hésiter à embrasser pleinement l’exubérance que requiert un film aussi extravagant. Le résultat est une œuvre étrangement plate, qui peine à définir son propos et son public.

Cette impression est renforcée par la similitude frappante avec The Substance, présenté au Festival de Cannes en mai 2023. Les deux films mettent en scène une actrice hollywoodienne, confrontée à la cruauté de l’industrie et aux critiques sur son apparence, qui est séduite par une procédure révolutionnaire aux conséquences terrifiantes. Même sans la sortie préalable de The Substance, la comparaison aurait été désavantageuse.

Si The Substance, bien que critiqué pour sa longueur et son manque de profondeur, avait une certaine force d’attraction et s’est déjà assuré une place dans la culture populaire – on peut s’attendre à ce qu’il soit parodié dans le prochain Scary Movie 6Shell ne possède pas la même énergie. Le film aborde des thèmes similaires, comme les standards de beauté irréalistes imposés aux femmes, mais sans parvenir à égaler l’horreur corporelle débridée de son prédécesseur. Il ressemble davantage à une pâle imitation, un film à petit budget qui aurait pu sortir directement en vidéo.

Le choix d’Elisabeth Moss, habituellement peu portée sur la comédie, pour incarner le rôle principal apparaît comme un contrecoup. L’actrice, qui a déjà collaboré avec Minghella sur la série The Handmaid’s Tale, semble mal à l’aise dans un rôle qui exige plus d’abandon à l’absurde. Sa grossesse de six mois, à ce stade du tournage, a d’ailleurs contraint l’équipe à la dissimuler sous des vêtements amples, ce qui s’avère distrayant pour le spectateur.

C’est Kate Hudson, dans le rôle de la PDG impitoyable, qui vole véritablement la vedette. L’actrice, souvent sous-estimée, livre une performance remarquable, maîtrisant à la perfection le faux-semblant sincère typique de Los Angeles, sous-tendu par une menace latente. Ses scènes, malheureusement trop brèves, révèlent le potentiel inexploité du film.

Avec un scénario plus acéré et un partenaire de jeu plus à l’aise, Shell aurait pu devenir un savoureux mélange d’horreur et de satire, rappelant des œuvres comme Death Becomes Her. Malheureusement, le scénario de Jack Stanley, également l’auteur du thriller d’action Lou, manque de mordant et se contente de clichés. Minghella semble hésiter à prendre des risques, réalisant un film visuellement fade, avec une bande originale peu inspirée. Il n’ose pas aller jusqu’au bout de la démarche pastichée, se contentant d’une imitation superficielle.

« Shell devrait nous emmener au bord du précipice, mais il a trop peur de sauter », résume-t-on.

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