À cela s’ajoute un montant de 36,4 millions de rands provenant d’un dispositif antérieur octroyé en 2023 et lié à des performances sur trois ans, d’après les documents publiés.
Des fonds géants contestent la rémunération
Le plan proposé, annoncé via SENS le 9 octobre 2026 pour l’assemblée générale annuelle fixée au vendredi 6 novembre 2026, prévoit l’octroi de 525 000 actions de performance d’une valeur estimée à environ 170 millions de rands. Cette dotation vise à retenir le dirigeant pendant une période stratégique de six ans pour superviser l’expansion du groupe, le programme technologique et la transition de la direction, ainsi que le rapporte Business Insider Africa.
Les fonds s’opposant au projet incluent la California Public Employees’ Retirement System, la California State Teachers’ Retirement System, la Florida Retirement System et la British Columbia Investment Management Corporation, aux côtés des fonds gérés par le comptable public de la ville de New York — qui supervise environ 326 milliards de dollars d’actifs de pension — et de l’investisseur norvégien KLP, avec 90 milliards de dollars sous gestion, selon les informations de BusinessTech.

Institutional Shareholder Services a pointé du doigt la récurrence de mécanismes de rémunération exceptionnels, estimant que Shoprite n’avait pas fourni de justification suffisamment convaincante pour superposer un nouvel incitatif substantiel aux régimes existants. Le cabinet a également critiqué l’utilisation par le comité de rémunération d’un correctif spécial ayant permis à un indicateur à court terme d’être payé intégralement malgré un résultat initial inférieur au seuil requis.
Christo Wiese défend le plan face au vote
Christo Wiese, administrateur depuis 35 ans et actionnaire contrôlant environ 41 % des droits de vote grâce à ses actions ordinaires et à une catégorie distincte d’actions différées selon ISS, a défendu l’attribution en soulignant le parcours de la société et l’investissement personnel du comité.
Cela n’a pas été décidé en deux secondes
, a déclaré Christo Wiese, cité par BusinessTech, qualifiant les administrateurs et les conseillers d’extrêmement bons.

Ce vote constitue l’un des premiers tests majeurs des amendements apportés à la loi sud-africaine sur les sociétés, qui ont introduit pour la première fois la possibilité pour les investisseurs d’émettre des votes contraignants sur la rémunération et ont accru les conséquences potentielles pour les administrateurs supervisant la politique salariale.
Le rapport de mise en œuvre de la rémunération de 2024 n’avait recueilli que 74,3 % de soutien, se situant en deçà du seuil de 75 % qui déclenche l’obligation d’engager un dialogue avec les actionnaires, tandis que la version de 2025 avait atteint un taux d’approbation de 95,61 %.
Les actionnaires adopteront-ils le plan de rémunération malgré l’opposition des grands fonds internationaux lors du vote du vendredi 6 novembre 2026 ?