Home Nouvelles“Si le FTA variait déjà selon les États-Unis, pourquoi ne pas nous?”: Petro annonce la rupture et Bloomberg met le contexte

“Si le FTA variait déjà selon les États-Unis, pourquoi ne pas nous?”: Petro annonce la rupture et Bloomberg met le contexte

by Nicolas Lefèvre

Publié le 30 septembre 2025. Le président colombien Gustavo Petro a annoncé une série de mesures en réponse à la décision des États-Unis de retirer son visa, allant jusqu’à envisager la rupture des accords commerciaux et une action en justice internationale contre l’administration Trump.

  • Gustavo Petro menace de rompre les accords commerciaux avec les États-Unis, notamment l’ALE (Accord de Libre-Échange).
  • Il envisage également de porter l’administration Trump devant les tribunaux internationaux, l’accusant de violer le droit international.
  • Le président colombien a critiqué vivement les dirigeants politiques et économiques qui ont signé la lettre demandant la révocation de son visa.

Lors de son premier conseil des ministres depuis le retrait de son visa américain, Gustavo Petro a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une attaque ciblée contre la Colombie. Il a dénoncé une volonté de Washington de faire pression sur son gouvernement, notamment dans le cadre de la politique anti-drogue.

« Ils le veulent de cette façon. C’est avec tout. Ils n’ont pas visé le président, ils ont visé la Colombie. »

Gustavo Petro, président de la Colombie

Le chef de l’État a notamment remis en question la pertinence de l’accord de libre-échange (ALE) avec les États-Unis, se demandant pourquoi son gouvernement ne l’avait pas renégocié plus tôt.

« Si l’ALE variait déjà selon les États-Unis, pourquoi ne l’avons-nous pas varié ? »

Gustavo Petro, président de la Colombie

Petro a également ciblé les secteurs économiques colombiens qui dépendent des exportations vers les États-Unis, en particulier les entreprises charbonnières. Il a averti qu’elles devraient s’adapter ou vendre leurs concessions, estimant que la valeur de l’infrastructure pourrait dépasser celle du charbon lui-même, compte tenu de la baisse des prix.

« Nous ne sommes pas ce genre de commerce qui se met à genoux devant la cupidité. Et cela signifie que nous réformons également l’ALE. Et cela signifie qu’avec Israël, il n’y a pas de TLC. »

Gustavo Petro, président de la Colombie

Ces déclarations interviennent après que Gustavo Petro a été critiqué par Washington pour ses propos tenus devant l’Assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière, où il avait exhorté les soldats américains à désobéir aux ordres de Donald Trump. Bloomberg a rapporté que l’administration américaine avait qualifié les propos du président colombien de « téméraires et incendiaires ».

Malgré les tensions, les États-Unis restent le principal partenaire commercial de la Colombie, recevant environ 30 % de ses exportations totales, qui s’élevaient à 50 milliards de dollars l’année dernière. Petro avait déjà demandé une renégociation de l’accord commercial avec les États-Unis en 2023.

Enfin, le président Petro a annoncé son intention de saisir les tribunaux internationaux pour dénoncer les actions de l’administration Trump, qu’il accuse de complicité avec un génocide.

« Il brise le droit international des Nations Unies. Les Nations Unies ne peuvent pas être à genoux, complices d’un génocide. Ensuite, nous agissons. Nous verrons si nous sommes laissés seuls ou non. »

Gustavo Petro, président de la Colombie

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