L’actrice italienne Silvia Monti est décédée à Lugano à l’âge de 80 ans, des suites d’une longue maladie neurodégénérative. Connue notamment pour son rôle de Sofia dans la comédie Le cerveau aux côtés de Jean-Paul Belmondo, elle avait mis un terme à sa carrière en 1974.
Le cinéma italien et international perd l’une des figures qui a marqué les comédies de la première moitié des années 1970.
Le succès international dans Le cerveau aux côtés de Belmondo et Bourvil
C’est incontestablement le rôle de Sofia dans la comédie Le cerveau, sortie en 1969 et signée par le réalisateur Gérard Oury, qui a propulsé Silvia Monti sur la scène internationale. Dans ce film à grand succès populaire, elle donnait la réplique à des monstres sacrés du septième art : Bourvil, Jean-Paul Belmondo et David Niven.
Dans cette même production, elle incarnait la sœur de Frankie Scannapieco, un parrain de la mafia sicilienne campé par l’acteur Eli Wallach. Cette composition remarquée a ouvert la voie à une série de collaborations avec des cinéastes de premier plan du cinéma italien.
Une filmographie brève mais marquante sous la direction de grands réalisateurs
Bien que sa carrière cinématographique ait été relativement courte, la filmographie de Silvia Monti compte dix-neuf lignes au total. Elle a ainsi tourné sous la direction de metteurs en scène de renom tels qu’Alberto Lattuada, Lucio Fulci et Luigi Bazzoni.
Les spectateurs ont pu la voir sur grand écran dans des œuvres comme Le Corsaire noir et Le venin de la peur, tous deux sortis en 1971. Sa présence à l’écran s’étendait également à la télévision durant cette période faste de sa vie professionnelle.
Un retrait définitif des plateaux de tournage en 1974 pour se consacrer à sa famille
L’année 1974 marque un tournant décisif dans la vie de l’actrice. Après avoir partagé l’affiche aux côtés d’Alberto Sordi dans la comédie dramatique Tant qu’il y a de la guerre, il y a de l’espoir, Silvia Monti a pris la décision radicale de mettre un terme définitif à sa carrière d’actrice.

L’artiste a choisi de tout quitter pour se consacrer entièrement à l’éducation de ses enfants. Sur le plan de sa vie privée, elle avait été l’épouse du fondateur de Porto Rotondo, Luigi Donà dalle Rose, avant de se remarier par la suite avec l’entrepreneur Carlo De Benedetti.