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Six nouvelles zones riches en lithium de haute pureté découvertes au Canada

by Thomas Caron

Publié le 25 mai 2024 14:32:00. De nouvelles zones prometteuses en lithium ont été découvertes dans le nord de l’Ontario, au Canada, renforçant le potentiel de la région et contribuant à l’essor de la filière des batteries pour véhicules électriques.

  • Six nouvelles zones riches en lithium ont été identifiées sur le site Jackpot.
  • Ces découvertes sont situées à proximité d’une ressource existante, facilitant un futur développement.
  • Le Canada consolide ainsi son rôle de fournisseur clé de minéraux essentiels pour les batteries.

L’exploration minière dans le nord de l’Ontario a permis d’identifier six nouvelles zones contenant des roches riches en lithium sur la propriété Jackpot, située à environ 130 kilomètres au nord-est de Thunder Bay. Cette avancée significative élargit la compréhension du potentiel lithique de la région et ouvre de nouvelles perspectives pour l’approvisionnement en matériaux essentiels à la fabrication de batteries.

Ces nouvelles cibles se situent à proximité d’une ressource déjà identifiée et potentiellement exploitable à ciel ouvert. Cette proximité est un atout majeur, car elle pourrait permettre de mutualiser les infrastructures et la logistique, réduisant ainsi les coûts de développement et d’exploitation.

La propriété Jackpot se trouve dans le district d’éléments rares de Georgia Lake, une zone géologiquement favorable à la présence de pegmatite, un type de granite à gros grains souvent porteur de minéraux contenant du lithium. Le site bénéficie d’un accès aisé grâce à un réseau routier bien développé et à la proximité de lignes électriques.

Les travaux d’exploration ont été menés par P&E Mining Consultants Inc., une société canadienne spécialisée en géologie et en ingénierie minière. L’entreprise a notamment réalisé une estimation des ressources minérales du projet, qui s’élève actuellement à environ 3,4 millions de tonnes courtes indiquées à 0,85 % de Li2O et 5,8 millions de tonnes courtes déduites à 0,91 % de Li2O, conformément aux normes canadiennes en matière de divulgation d’informations techniques.

Les géologues situent Jackpot au cœur d’un champ d’éléments rares bien établi, cartographié par les chercheurs de l’Ontario. La région de Georgia Lake possède un historique de découvertes de spodumène, un minéral lithique important.

Pour l’exploitation à ciel ouvert, un seuil de teneur de 0,30 % de Li2O est utilisé pour déterminer quelles zones sont suffisamment riches pour être incluses dans le modèle de ressources. Les teneurs sont estimées à partir des données de forage et de surface en utilisant une méthode mathématique qui accorde plus de poids aux échantillons les plus proches du point estimé, afin d’éviter toute surestimation.

Le lithium présent sur le site Jackpot se trouve principalement sous forme de spodumène, un silicate de lithium et d’aluminium, considéré comme la principale source de lithium pour la fabrication de batteries. Des tests préliminaires indiquent qu’il est possible de transformer la roche en un concentré contenant 6 % de Li2O, avec un taux de récupération estimé à 81,5 %.

La demande mondiale de lithium est principalement tirée par l’industrie des batteries, qui absorbe environ 87 % de la production mondiale, selon une étude récente de l’US Geological Survey. Le Canada ambitionne de renforcer sa position dans la chaîne d’approvisionnement des batteries, en reliant les mines, les usines de transformation et les fabricants de batteries.

La superficie totale du terrain Jackpot, d’environ 195 kilomètres carrés, offre un potentiel d’expansion au-delà des deux mines à ciel ouvert actuellement modélisées. Les six nouvelles cibles identifiées ouvrent des perspectives d’exploration supplémentaires sans nécessiter de déplacements importants par rapport aux infrastructures existantes.

Les équipes de terrain prévoient de réaliser de nouveaux forages pour étendre les gisements modélisés et évaluer le potentiel des nouvelles zones découvertes. Des travaux d’échantillonnage en surface et de décapage peu profond permettront de mieux définir les contacts géologiques et de mesurer les largeurs réelles des gisements avant de lancer de nouveaux cycles de forage.

L’exploration se déroule de manière méthodique, en passant d’indices de surface à des ressources définies par le forage. Les échantillons prélevés en surface ne sont pas représentatifs du minerai et nécessitent des analyses de forage, de densité et métallurgiques avant qu’un gisement puisse être pleinement évalué.

Parallèlement aux travaux d’exploration, des études environnementales sont menées pour collecter des données saisonnières sur l’eau et la faune, afin de préparer les dossiers de demande de permis d’exploitation.

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