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Le groupe catholique traditionaliste Society of St Pius X (SSPX) a été excommunié par le Vatican après avoir ordonné des évêques sans son accord, une action qui a suscité des réactions contrastées au sein de la communauté religieuse.
Contexte de la tension entre le SSPX et le Vatican
Le SSPX, fondé en 1970 par l’archevêque Marcel Lefebvre, rejette les réformes du Concile Vatican II. Le groupe, qui compte 1 482 membres avec 733 prêtres, a été excommunié après l’ordination de quatre évêques à Écône, en Suisse, le mercredi. Selon le Vatican, cette action constitue un schisme, mais le SSPX affirme qu’il n’y a pas d’excommunication, car la nécessité de nouveaux évêques rend l’applique de la loi canonique inadaptée.

« La nécessité règne sur la loi canonique », a déclaré le prêtre François Laisney, basé à Dublin.
Les réactions du SSPX et la référence à l’histoire
Le prêtre François Laisney a minimisé l’excommunication, rappelant que le groupe avait déjà été excommunié en 1988 sous le pape John Paul II, avant d’être réintégré par le pape Benoît XVI en 2009. « Cela n’est pas nouveau. Cela s’est produit en 1988 », a-t-il affirmé. « Le pape a le droit d’excommunier, mais nous ne sommes pas excommuniés. Nous avons une situation canonique irrégulière, mais ce n’est pas notre faute », a précisé Laisney, qui a affirmé que le groupe n’avait pas reçu d’offre de dialogue, uniquement des menaces. « Rome réalisera qu’ils n’étaient pas correctement excommuniés, comme en 1988 », a-t-il ajouté.
Les déclarations d’un prêtre suisse et l’attente d’un futur pape
Georg Kopf, un prêtre basé à Wil, en Suisse, a déclaré lors d’une messe que le groupe serait « accueilli de nouveau par l’Église sous un autre pape ». « Il y aura un pape qui ouvrira la porte et nous accueillera, comme le pape Benoît », a-t-il affirmé. Le groupe, qui pratique la messe latine et rejette le dialogue avec les non-catholiques, accuse le Vatican d’avoir abandonné la « vraie foi ».
Les enjeux d’une réconciliation historique

Le SSPX a toujours cherché à maintenir une relation avec Rome. Le groupe affirme aujourd’hui que son acte est motivé par une nécessité canonique, tout en restant fidèle au pape. « Nous voulons une situation canonique régulière, mais Rome n’a rien fait pour nous », a souligné Laisney.
Les tensions entre le SSPX et le Vatican reflètent un conflit profond sur l’identité de l’Église catholique. Le groupe défend une vision traditionnelle, tandis que le Vatican promeut des réformes modernes. « Cela se répète, comme en 1988 », a affirmé Kopf, suggérant que la réconciliation pourrait à nouveau intervenir, mais sous un nouveau pape.
Le futur du SSPX dépendra de la volonté du Vatican de revoir sa position. Si Rome reconnaît la nécessité canonique évoquée par le groupe, une réconciliation pourrait être possible.
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