Sydney, Australie – Une nouvelle série comique, emmenée par Will Forte et D’Arcy Carden, explore les mésaventures d’un duo d’Américains qui tentent de lancer une entreprise insolite : un salon de bronzage à la bombe. Mais sous l’apparence d’une comédie légère, Sunny Nights révèle rapidement un récit criminel aux rebondissements inattendus.
La série, créée par Nick Keetch et Ty Freer et réalisée par Trent O’Donnell, suit Martin (Will Forte) et Vicki (D’Arcy Carden), un frère et une sœur qui débarquent en Australie avec de grandes ambitions, mais peu de moyens. Leur projet entrepreneurial peine à décoller, et Martin voit son mariage s’effondrer alors que sa femme, installée à Sydney, demande le divorce. Rapidement, les difficultés financières s’accumulent, et la situation prend une tournure sombre lorsqu’une rencontre fortuite avec Susi (Jessica De Gouw) se transforme en cauchemar.
Une vidéo compromettante de leur nuit ensemble est utilisée pour les faire chanter, exigeant une rançon de 10 000 dollars australiens (environ 6 500 euros). Dans la plus grande tradition des histoires criminelles, Martin et Vicki enchaînent les mauvaises décisions, s’enfonçant davantage dans un engrenage dangereux en faisant appel à des individus peu recommandables. Comme le souligne un des personnages, avec une menace à peine voilée : « Si je vous revois, vous êtes fichus. »
L’univers criminel est peuplé de figures stéréotypées, mais assumées, avec une performance particulièrement savoureuse de Rachel House dans le rôle de Mony, la chef de gang. Les acteurs incarnent ces personnages avec un humour décalé qui contribue à l’atmosphère unique de la série.
Ce qui distingue Sunny Nights, c’est la chimie indéniable entre Will Forte et D’Arcy Carden. Leur interprétation offre une dynamique fraternelle étonnamment crédible, Vicki incarnant la soeur extravertie et irrévérencieuse, tandis que Martin est un homme bon, mais maladroit, qui lutte contre ses propres faiblesses. Leur interaction, même dans les scènes les plus banales, est un régal, comme en témoigne cet échange : « Je t’aime », lance Martin. « Beurk, tu es mon frère », répond Vicki.
La structure narrative, en huit épisodes d’une heure, peut surprendre au premier abord, s’éloignant des formats plus courts habituellement associés aux comédies. Cette longueur permet cependant de développer pleinement l’intrigue criminelle sous-jacente et de justifier certains éléments qui pourraient sembler invraisemblables. La série jongle habilement entre les genres, offrant un mélange de comédie et de suspense qui maintient l’intérêt du spectateur.
Sunny Nights se révèle donc être bien plus qu’une simple comédie de situation. C’est une histoire de crime, de rédemption et de mauvaises décisions, le tout enveloppé dans une ambiance australienne ensoleillée et un humour irrésistible. La fin de la première saison laisse la porte ouverte à une suite.
Pour aller plus loin
