Home SantéSuper grippe H3N2 : comment et quand peut-elle affecter Bahia ?

Super grippe H3N2 : comment et quand peut-elle affecter Bahia ?

by Sophie Martin

Publié le 2025-12-20 08:01:00. Une épidémie de grippe H3N2, particulièrement virulente en Europe, suscite l’inquiétude des autorités sanitaires en Argentine, qui anticipent son arrivée dans l’hémisphère sud et préconisent la vaccination comme principal moyen de prévention.

  • L’Europe est actuellement confrontée à une épidémie record de grippe H3N2, avec une propagation plus précoce que les saisons précédentes.
  • Les symptômes de cette variante de la grippe A sont similaires à ceux d’une grippe saisonnière classique, mais peuvent être plus intenses et durer plus longtemps.
  • La vaccination contre la grippe, y compris celle disponible pour la saison 2025, offre une protection contre le H3N2 et permet de réduire le risque de complications graves.

Alors que l’Europe fait face à une vague de grippe H3N2 sans précédent, l’Argentine se prépare à l’arrivée de ce virus dans l’hémisphère sud. Les experts sanitaires locaux suivent de près l’évolution de la situation en Europe afin d’anticiper les mesures à prendre et de minimiser l’impact potentiel sur la population.

L’épidémie qui sévit actuellement sur le Vieux Continent, notamment au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en France et en Italie, a exercé une pression considérable sur les systèmes de santé. Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de grippe H3N2 a doublé par rapport à l’année précédente. Cette propagation précoce, survenue entre trois et six semaines plus tôt que d’habitude, est attribuée à la variante K du virus de la grippe A.

Le docteur Fernando Piumatti, chef du service de pneumologie de l’hôpital interzonal de Penna, explique que l’arrivée du virus en Argentine est inévitable en raison de la circulation virale saisonnière. Il précise :

« Ici, cela viendra à cause d’une question de circulation virale saisonnière. D’abord dans l’hémisphère nord et ensuite, pendant la saison hivernale, ce sera notre tour. Et l’impact dépendra de ce que l’on sait du comportement de cette variante et de la possibilité de vaccination disponible. »

Fernando Piumatti, chef du service de pneumologie de l’hôpital interzonal de Penna

Le H3N2 est une variante connue du virus de la grippe A, mais elle se distingue par des symptômes potentiellement plus sévères.

« En réalité, le H3N2 est une variante du virus de la grippe A, déjà connue. Pour l’instant, il s’est révélé un peu plus grave en termes de symptômes, c’est-à-dire plus persistant et avec beaucoup de fièvre. »

Fernando Piumatti, chef du service de pneumologie de l’hôpital interzonal de Penna

Les symptômes les plus fréquemment rapportés incluent une forte fièvre (supérieure à 38°C), des frissons, une fatigue intense, des douleurs musculaires généralisées, une toux sèche, un mal de gorge et un écoulement nasal.

L’un des avantages de la situation géographique de l’Argentine est la possibilité d’analyser les données européennes pour anticiper les mesures à prendre. Les autorités sanitaires locales estiment qu’elles auront le temps d’évaluer l’efficacité des stratégies mises en œuvre dans l’hémisphère nord et de s’y adapter.

La prévention reste la clé pour limiter la propagation du virus. Il est recommandé d’éviter les contacts avec les personnes présentant des symptômes, de se laver fréquemment les mains et de porter un masque dans les lieux publics. La vaccination est quant à elle considérée comme essentielle pour prévenir les formes graves de la maladie et réduire la durée de la contagion.

Le docteur Piumatti souligne l’importance de la vaccination :

« La vaccination est essentielle. Elle prévient les formes graves de la maladie, ainsi que la durée la plus courte de “contagion”, en coupant cette chaîne épidémiologique. »

Fernando Piumatti, chef du service de pneumologie de l’hôpital interzonal de Penna

Il précise que le vaccin antigrippal pour la saison en cours offre une protection contre le virus H3N2, même en tenant compte des nouvelles variantes comme la variante “K”. L’OMS confirme que le vaccin actuel continue de fournir une protection croisée et est efficace pour prévenir les cas graves, les hospitalisations et les décès.

Cependant, le faible taux de vaccination enregistré lors de la campagne actuelle suscite des inquiétudes. Les experts insistent sur le fait que la vaccination est un acte de responsabilité individuelle et collective. Plus le pourcentage de personnes vaccinées est élevé, moins la situation risque de se compliquer.

Heureusement, selon le docteur Piumatti, il n’existe pas à l’heure actuelle de « nouveau virus H3N2 » nécessitant un vaccin spécifique. Le vaccin antigrippal annuel reste donc la meilleure protection disponible. Il rappelle également que le vaccin est sûr et que son efficacité pour protéger contre les formes graves de la grippe a été prouvée, en particulier chez les personnes à risque (maladies respiratoires, cardiaques, diabète, maladies oncologiques, transplantées).

Bien que le virus H3N2 soit très contagieux, les autorités sanitaires ne prévoient pas de mettre en place des mesures d’isolement strictes comme celles qui avaient été appliquées pendant la pandémie de Covid-19. Toutefois, il est conseillé d’éviter les contacts avec les personnes symptomatiques afin de réduire la circulation virale.

Il est important de noter que le vaccin antigrippal est mis à jour chaque année pour tenir compte des mutations du virus. L’OMS recommande deux formules par an : une pour l’hémisphère nord (février) et une pour l’hémisphère sud (septembre). Les vaccins distribués en Argentine en 2025 ont été conçus en fonction des particularités du virus qui a circulé en Europe pendant l’hiver 2023-2024.

Selon l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA), le vaccin 2025/26 est efficace à 70 % à 75 % pour prévenir les hospitalisations chez les enfants de 2 à 17 ans et à 30 % à 40 % chez les adultes. UK Health Security Agency

Les spécialistes estiment qu’un cas importé de H3N2 pourrait arriver en Argentine par le biais de touristes ou de voyageurs, mais qu’une épidémie à grande échelle n’est pas attendue avant l’automne. Ils recommandent de se faire vacciner en mars, comme cela s’est produit en Australie et en Europe.

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