À compter du 1er janvier 2026, les États-Unis durciront considérablement les restrictions de visa pour les ressortissants de près de quarante pays, invoquant des préoccupations de sécurité nationale. Cette nouvelle réglementation, annoncée par la Maison Blanche, suspend ou limite l’accès au territoire américain pour des citoyens de plusieurs nations africaines, asiatiques et du Moyen-Orient.
À retenir
- Les visas seront totalement suspendus pour les ressortissants de 19 pays, notamment l’Afghanistan, l’Iran et la Syrie.
- Un autre groupe de 19 pays, dont le Nigeria et Cuba, verra la délivrance de visas de tourisme et d’études limitée.
- La nouvelle politique entrera en vigueur le 1er janvier 2026 et ne s’appliquera pas aux détenteurs de visas valides à cette date.
Contexte
Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une politique de contrôle des frontières renforcée par les États-Unis. Une proclamation présidentielle antérieure, datant du 4 juin 2025, avait déjà imposé des restrictions à l’entrée de ressortissants de certains pays. La nouvelle proclamation présidentielle 10998, publiée le 16 décembre 2025, étend et modifie ces mesures initiales. Selon les autorités américaines, ces restrictions sont nécessaires pour protéger le pays contre les menaces terroristes et autres risques pour la sécurité nationale.
Ce qui change
Dès le 1er janvier 2026, le Département d’État américain suspendra complètement la délivrance de visas – qu’ils soient d’immigrant ou non-immigrant – aux ressortissants de 19 pays : l’Afghanistan, la Birmanie, le Burkina Faso, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, le Laos, la Libye, le Mali, le Niger, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen. De plus, les documents de voyage émis ou approuvés par l’Autorité palestinienne ne seront plus acceptés pour l’obtention de visas.
Parallèlement, la délivrance de visas de tourisme (B-1/B-2) et d’étudiant (F, M, J) ainsi que les visas d’immigrant sera partiellement suspendue pour les ressortissants de 19 autres pays : l’Angola, Antigua-et-Barbuda, le Bénin, le Burundi, la Côte d’Ivoire, Cuba, la Dominique, le Gabon, la Gambie, le Malawi, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, Tonga, le Venezuela, la Zambie et le Zimbabwe.
Certaines exceptions sont prévues, notamment pour les visas diplomatiques et officiels, les visas d’immigration pour les minorités ethniques et religieuses persécutées en Iran, les personnes possédant la double nationalité (avec un passeport d’un pays non concerné par les restrictions), les visas spéciaux pour les employés du gouvernement américain et les participants à certains grands événements sportifs. Les résidents permanents légaux (LPR) sont également exemptés de ces mesures.
Il est important de noter que cette proclamation ne s’applique qu’aux ressortissants étrangers se trouvant en dehors des États-Unis à la date d’entrée en vigueur et qui ne sont pas déjà en possession d’un visa valide.
Prochaines étapes
Les demandeurs de visa concernés par ces restrictions pourront toujours soumettre leur demande, mais leur éligibilité à l’obtention d’un visa ou à l’entrée aux États-Unis ne sera pas garantie. Le Secrétaire d’État ou son représentant, en coordination avec le Secrétaire à la Sécurité intérieure, conserve la discrétion d’autoriser l’entrée d’individus si cela sert l’intérêt national des États-Unis.
Chiffres clés
| Nombre de pays concernés par la suspension totale de visa | 19 |
|---|---|
| Nombre de pays concernés par la suspension partielle de visa | 19 |
| Date d’entrée en vigueur de la proclamation | 1er janvier 2026 |
Sources
Pour aller plus loin
